Catégorie : Printemps

Les potagers scolaires! Potager + fun = jardin thérapeutique

1)    Comment tout ça a commencé…

Il allait de soi que la maman de 4 magnifiques garçons de 2 à 13 ans que je suis voulait participer à la vie scolaire de ses enfants… Oui comme tout le monde, je fais des gâteaux pour la grande vente, j’accompagne mes enfants dans les sorties scolaires, je les félicite pour leurs cubes d’énergie et j’achète des post-it pour leur financement!… Mais ma partie favorite, vous l’aurez deviné, c’est d’être une fière bénévole dans les potagers scolaires de l’école primaire et secondaire de mes enfants!

 

Outre l’arrachage de mauvaises herbes et l’aide aux ateliers de semis, je me suis demandée comment je pourrais venir en aide aux responsables et aux élèves des écoles qui font un potager éducatif… Et tant qu’à faire, pourquoi ne pas en faire profiter un maximum d’écoles?

 

J’ai donc pensé que ma chronique à la TV COGECO de l’Estrie (avec l’aide de Pélo) pouvait devenir le premier pas d’une longue chaîne d’entraide au Québec! Et puis, mon site web fera le relais!

 

Du même coup, j’espère que cette chronique et mon blog permettront à tous les gens qui se cherchent un projet de bénévolat, qui ont une passion pour l’horticulture, et qui aiment les enfants, de trouver l’école la plus proche pour offrir leur aide! (voir le tableau en fin d’article).

 

On rassemble les communautés, on mobilise les professionnels on fait avancer les choses! On connecte les gens à la nature… oui, c’est ma mission de vie, ma légende personnelle!

 

2)   J’ai collecté des informations…

Dans un premier temps, j’ai donc fait un « appel à tous » dans différents groupes Facebook auxquels je participe… La réponse a été surprenante, engageante et beaucoup plus nombreuse que je ne l’avais espérée!

 

Sans prétendre à un portrait global fidèle et exhaustif des potagers scolaires au Québec (après tout, je n’avais que quelques semaines devant moi!), je voulais

  1. partager quelques belles réussites,
  2. cerner les besoins,
  3. permettre aux citoyens de repérer le potager scolaire le plus près de chez eux,
  4. inspirer d’autres écoles à entreprendre un jardin scolaire
  5. encourager les initiatives écologiques, comestibles, éducatives!

 

Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin!! (Merci Sandrine Siozi!)

 

Êtes-vous aussi curieux que moi d’en savoir plus? Allons visiter ces paradis terrestres où fourmillent une panoplie d’activités de toutes sortes!

3)    D’a yousque?

D’abord les réponses viennent d’un peu partout au Québec : 10 écoles de l’Estrie, 11 de la Montérégie, 9 de Montréal, 3 des Laurentides, 2 de Laval, 3 de la Mauricie, une de l’Outaouais, une la Capitale Nationale, une du Bas Saint-Laurent et une de Chaudière Appalaches. Je suis certaine qu’il en existe beaucoup d’autres! Peut-être se joindront-ils à nous en cours de route! Ce sont majoritairement des écoles primaires qui ont répondu à l’appel mais il y a quelques écoles secondaires, des CPE et des écoles aux adultes aussi!

 

4)    De que ssé?

 

Les projets qu’ils ont mis sur pieds sont tous différents et originaux, tous fantastiques! : permaculture, bacs, serres, potagers réguliers, arboretum, jardinage d’automne, vergers, fleurs sauvages, ateliers en agriculture urbaine, partage des potagers avec la communauté et jardin urbain!

 

Certains prévoient même un poulailler et un toit vert! Formidable n’est-ce pas quand on connait les besoins monétaires dont sont affligés nos écoles!! C’est le système D qui prime!

 

5)    Les amis de mes amis sont mes amis…

 

Pour parvenir à leurs fins, ils se sont trouvé des partenaires que voici: Croquarium, Incroyables comestibles, Maisons de personnes âgées, Cuisines colectives, paniers marîchers, groupes D’ahcats et marchés solidaires et mouvement VERT (Vallée du Richelieu en Transition), LAMRAC, la Ministre Julie Boulet, le Ministre Charbonneau, les Caisses Desjardins, la Pépinière du Parc, Limoilou en forme, Craque-Bitume, l’accomodation bio, IGA Jobidon, caisse populaire de Limoilou et Madame jardine, Ville de Montréal (arrondissement MHM), La ferme verte, Glen Sutton, Yves Gagnon, Les jardins du grand potage, Saint-Didace, Canac, Cowansville, plusieurs donateurs anonymes, les écoles, la résidence de personnes âgées, la MRC, Jeunes en Mouvement, les minicipalités, Fondation Sybilla Hesse, Écol-o-village, Nouveaux Horizons pour les Aînés, Caisses Desjardins du Lac Memphrémagog, Carrefour Santé Globale Magog, École Montessori Magog, Animalerie et centre de jardin Quinn, Les incroyables comestibles de St-Adelphe et le Camp de jour de St-Adelphe, le conseiller municipal, la pépinière locale, les citoyens, l’organisme Pour un réseau actif dans nos quartiers, des semenciers locaux, Mycoflor en enfin Ferme Fellgarth…

 

Heu… tout ce monde a répondu à l’appel?… J’ai juste un mot à ajouter : w.o.w.

6)    Ils ont des objectifs

 

Et de belles ambitions !

  • faire goûter de nouvelles choses aux élèves,
  • les faire travailler en équipe ,
  • rejoindre les enfants qui ont plus de difficultés à l’école,
  • développer le goût de jardiner et être plus écologique,
  • mettre en relation les enfants de l’école primaire avec les aines du village( résidence de personnes âgées et citoyens ainés),
  • les informer sur le respect de la nature, l’agriculture biologique, la saine alimentation,
  • leur permettre d’avoir accès à un lieu stimulant physiquement et socialement durant l’été,
  • des apprentissages, de l’expérience pratique, de la terre à l’assiette pour tous les enfants de l’école ,
  • bâtir une coopérative qui fournira la cafétéria de l’école, un marché estival, les épiceries locales,
  • fournir un milieu d’apprentissage en entreprenariat pour les élèves plus âgés, incluant non seulement la culture, mais aussi la gestion, la vente, les finances,
  • cultiver des annuelles et des vivaces comestibles avec les jeunes et les citoyens du quartier,
  • planter davantage d’arbres autour et dans la cours de l’école,
  • intégrer des prés fleuris pour les pollinisateurs,
  • cultiver des légumes, des herbes aromatiques, des fleurs comestibles, des plantes médicinales pour offrir un espace éducatif empli de découverte et d’émerveillement,
  • permettre à l’enfant d’acquérir des notions de jardinage, de botanique et d’herboristerie,
  • offrir à l’enfant un environnement multi-sensoriel,
  • cultiver le partage, l’entraide, la patience, la vaillance, la révérence…
  • et rendre accessible les jardins à la communauté

 

7)    Des résultats et des défis… (la poule ou l’œuf?)

 

Certains témoignent d’objectifs atteints malgré les obstacles!

« Les objectifs à court terme sont atteints, les élèves goûtent et aiment de plus en plus de choses, le potager évolue à chaque année et les enfants en sont très fiers. Au début nous avions des problèmes de vandalisme mais nous avons impliqué les élèves responsables de façon différente. Certains garçons plus vieux ne s’intéressaient pas aux tâches comme les semis et le repiquage et faisaient du vandalisme en arrachant les plants, nous avons remédié à la situation en les faisant participer aux travaux plus physiques ce qui les à valorisé et depuis nous n’avons plus de problème. »

« Notre approche est le tâtonnement expérimental; essai et erreur! Nous profitons de chaque moment présent au jardin dans la joie, donc oui nous atteignons nos buts et découvrons le jardinage d’automne. Nous avons cueilli certaines variétés jusqu’en décembre 2016! Jardiner c’est la base de la vie! »

 

« Les objectifs sont atteints. Les élèves participent depuis trois ans à l’amélioration du projet. Ils en connaissent davantage sur le jardinage et sur les légumes. Ils participent désormais à toutes les étapes de mise en terre des semis et des graines. Par contre, nous avons plus de difficulté à rejoindre certaines familles lors des visites libres l’été. Nous travaillons à faire un projet rassembleur pour tous. La fête de la récolte rassemble de plus en plus de gens de la communauté et des alentours. »

 

« À court terme les objectifs ont été atteint. Les élèves ont participé au départ de semis dans les salles de classe, ils les ont transférés dans les potagers dans la cour. Il font la cueillette des fruits et légumes à l’automne et préparent les ingrédients à la cafétéria. Nous en sommes à notre troisième saison cette année.

À long terme, pour les jardins en terre, l’échéancier a dû être modifié à cause d’un manque de financement. Les jardins ont été préparés et entretenus bénévolement la première année. L’an dernier nous avons obtenu une subvention d’emploi Canada pour étudiant et nous avons établi un partenariat avec nos voisins à LAMRAC pour la culture d’une partie des jardins. Il en sera de même cette année si nous recevons encore le financement demandé. »

 

« Une partie est atteinte, comme de faire participer les enfants, le personnel de l’école ainsi que les citoyens. On aimerait toutefois plus de participation ou un comité qui prendrait en charge le projet pour sa pérennité. Aussi, deux pommiers ont été plantés. On en voudrait plus! Un jardin aromatique est aussi dans la cour (les bacs sont en façade de l’école), mais il a besoin de soins. »

 

« Plusieurs objectifs sont atteints avec succès. Nous avons une belle maturité et sommes en plein développement pour compléter nos objectifs. Nous aimerions ajouter une classe verte extérieure près du jardin. »

 

« Oui résultat complet. Des familles viennent chercher des légumes l’été. Des élèves bénévoles passent aussi du temps l’été. Nous transformons en sauce les tomates à l’automne et les élèves repartent avec les pots à la maison. »

 

8)    Ils ont planté l’arbre aux cent écus!!

Parce qu’on sait tous que nos école ne sont pas riches (monétairement parlant), les gestionnaires ont parfois dû aller chercher les sous pour parvenir à leurs buts. Voici comment ils ont trouvé du financement  et de l’argent:

  • Auprès des organismes communautaires de Limoilou, de la caisse et une subvention de La banque TD pour un projet d’amélioration de la cours qui a débuté l’été passé,
  • Demande de budget a l’arrondissement, solliciter des marchand qui deviennent « partenaires » en échange de visibilité,
  • en vendant des semis qui sont produits dans chaque classes dès le mois de mars,
  • l’école nous prête le terrain et a payé pour le compost, le reste est assumé par les élèves (Ils sont adultes),
  • Aucune subvention puisque les jardins école sont sur un terrain privé. Les budgets proviennent de généreux donateurs de la communauté.
  • Pour le moment, l’école a acheté la terre. Les élèves et les enseignantes ont recyclé des contenants pour faire les semis et une enseignante a gracieusement offert des semences.
  • Seulement des dons. Le bois provient du Rona (un papa de l’école), la paille du conseiller municipal (fermier), la terre de la pépinière locale, des semences de la Société des plantes et de la Ferme Tournesol, etc.
  • C’est un projet qui a été soutenu longtemps par la bonne volonté du bénévolat. Depuis quelques années, la corporation de l’école a dégagé un budget pour le jardin.

Vous avez le goût d’aider!? Yé! Un don en argent est toujours possible! Renseignez-vous auprès de la personne responsable (voir le tableau en fin d’article).

9)    Mais ils ont aussi d’autres besoins concrets pour la suite des choses!

Et ils ont besoin de votre aide pour continuer, agrandir, prospérer!! Voici les demandes :

  • Différents partenariats,
  • Des dons en arbustes, arbres, vivaces, terre, compost, semis,
  • Des gens qui pourraient donner des ateliers aux élèves, aux familles, à la communauté,
  • Créer des liens entre les différents jardins à travers le Québec (quelle merveilleuse idée!!)
  • Un système goute à goute, système de chauffage pour la serre, outils pour le jardin (pelle, fourche, binette, grelinette), prêt ou location d’un motoculteur, clôtures, palettes,
  • Une serre, des fluorescents, contenants, bacs, arrosoirs,
  • Création et gestion d’un site web,
  • Boyaux, pistolet, boîte au lettre (pour mettre des recettes!),
  • Compost forestier, fumier, BRF, paillis pour l’allée, bancs, pas chinois, baril de biodynamie, tonnelle, plantes annuelles pour l’année,
  • Des bras au printemps pour planter et aussi à l’automne!

 

Je ne sais pas pour vous, mais moi, ça me donne des ailes de voir ces belles initiatives prendre forme concrètement!

10)Ils vous dévoilent leurs meilleurs conseils!

Parce qu’on apprend des erreurs et des succès des autres et que ça nous fait gagner un temps fou, voici les conseils des pros :

 

« Demander aux enfants ce qu’ils aimeraient faire dans leur jardin et les adultes pourrons les aider à le réaliser! »

 

« S’assurer de l’intérêt et de la disponibilité des bénévoles. Il ne faut pas oublier que le gros du travail se fait durant l’été lorsque nous sommes en congé. »

 

« Nous conseillons la simplicité, faire appel aux gens de la communauté, faire des expériences, faire confiance aux enfants… ils sont surprenants! »

 

« Entourez vous de gens passionnés qui croient en votre projet !»

 

« Foncez, il n’y a rien à craindre. Nul besoin de commencer gros. Contenants recyclés, terre, semences + eau, soleil (bord de fenêtre) et amour = la vie qui prend forme sous le regard des enfants dans la classe. L’émerveillement est génial. Le transfert au potager (si possible) qui permettra la cueillette et la dégustation est aussi génial car les enfants prennent doucement conscience de la provenance du contenu de leurs assiettes! Primordial d’après moi.. 🙂 »

 

« Croire en l’intérêt des enfants pour un tel projet! »

 

« Commencer petit (pour mieux agrandir ensuite), avoir un bon noyau de bénévoles et un ou plusieurs organismes qui prête main forte. »

 

« Oser rêver, s’assurer de la collaboration des professeurs et de la communauté, créer un comité pour la gestion et l’aménagement, partenariat avec organismes pour l’entretien estival. Commencer petit, soyez original ! »

 

11) Match making time! (C’est le temps de former des couples!)

Potagers-scolaires2017

 

12)Équation simple : Potager + fun = jardin thérapeutique

Et le meilleur dans tout ça, c’est que l’aspect pédagogique et les apprentissages accomplis sont des dommages collatéraux, des effets secondaires obligés… Essayer pour voir d’empêcher un enfant qui du fun d’apprendre en même tem

Et vous l’avez lu comme moi dans cet article; toute la sagesse, les bons mots, les réussites ont été partagés par des gestionnaires, des gens d’une grande générosité assurément car ils se donnent cœurs et âmes pour nos enfants! Merci à vous tous d’avoir répondu à mon questionnaire, merci d’avoir communiqué avec moi, merci de prendre soin de notre terre et de nos enfants de la façon la plus naturelle qui soit!

 

Gratitude…

 

« Potager », ça rime avec « Rayonner »: Partie 2 : Les théories qui éclairent!

 

Cet article fait suite à la chronique paysages de l’émission « On jase avec Pélo » (TV cogeco Estrie) du 21, 22 et 23 avril 2017.

 

  1. Planches de culture, potager en carré
  2. Permaculture, Forêt nourricière et Jardin autofertile
  3. Hugelkulture
  4. Plate-bandes comestibles

 

De nos jours, le concept et la grandeur du potager que l’on veut construire dépendent bien plus de l’esthétique (oui, oui, arrêtons de prétendre le contraire : le beau nous attire!) et de la volonté de passer un moment ressourçant, de manger des légumes frais et d’inculquer ces valeurs à nos enfants!

 

Je vous conseille de prendre un moment et d’évaluer vos besoins en ces termes :

  • Quantité que l’on veut récolter (par semaine par exemple)
  • Les variétés de fruits et légumes que l’on désire essayer
  • Le temps qu’on est prêt à investir dans cette activité
  • L’aide réaliste que l’on pourrait obtenir des gens autour de nous, tout au long de la belle saison (enfants, amis, voisins, parents)
  • Ce qui est permis dans ma ville (Ben oui, à Sherbrooke, on a toujours pas le droit de planter un légume en façade…). Appelez le service d’urbanisme de votre municipalité…

 

 

  1. Planches de culture, potager en carrés ou le « square foot garden » des années 80 (de Mel Bartholomew )

Plusieurs jardiniers contemporains en ont fait leur procédé de choix, dont Loïc le Jardinier et Marilou de 3 fois par jour. C’est l’extension naturelle du potager typique de nos grands-parents!

 

Plusieurs avantages font de cette méthode qu’elle gagne en popularité. Elle peut être fort jolie, nécessite peu d’espace et les bacs peuvent être déposés directement sur presque n’importe quelle surface plane.

 

De plus, les bacs surélevés permettent d’importer un sol de meilleure qualité que celui auquel on a accès sur place (le cas échéant). En outre, pour une question d’ergonomie, on peut facilement créer des bacs plus hauts qui évitent d’avoir à se pencher autant! (On aime cet aspect « thérapeutique »!)

De plus, comme le bac est au dessus du niveau du sol, les mauvaises herbes ont une barrière de plus à franchir : cela peut se traduire en une diminution du temps de désherbage, si l’on est un tant soit peu assidu à cette tâche.

Notons au passage l’esthétique très simple, fonctionnel, un peu scandinave qui rappelle les jardins monastiques!

 

Toutefois, C’est une méthode qui demande un budget lié à la construction des bacs en bois et à l’apport de terre propice à la plantation potagère.

Aussi, il y a un certain degré de difficulté si l’ébénisterie nous est complètement inconnue et si l’on n’a pas les outils nécessaires pour la construction des bacs.

 

http://www.troisfoisparjour.com/en/magazine/ete-2016/potager

 

2. Permaculture , Forêt nourricière, Jardin autofertile

 

Bien sûr, ces 3 concepts-frères ont leurs propres particularités mais ils se ressemblent. Tous partent du prédicat qu’une récolte faste ET respectueuse de l’environnement ne peut se faire qu’en imitant les processus naturels de Mère Nature. Donc, la biodiversité et l’importance de tous les acteurs vivants et non-vivants du système ne sont pas négociables dans cette vision holistique!

 

On peut saluer la volonté de ces 3 méthodes de prendre soin du jardinier en diminuant les tâches difficiles et redondantes (désherbage, contrôle des insectes, irrigation) par l’incorporation d’une conception beaucoup plus relaxe et souple d’un potager.

 

Ce sont aussi des théories qui encouragent le partage des surplus (produits, informations, temps), entre voisins, amis et famille!

 

Alors, en concret, de quoi s’agit-il? C’est encore et toujours une question d’écosystème et de biodiversité! Si on adhère à l’idée que nous, les humains, faisons partie de cette belle nature, il va aussi falloir accepter de vivre avec toute cette diversité d’insectes, d’oiseaux et autres bestioles rampantes et volantes non-identifiées! Et il va falloir accepter l’idée de partager un peu de notre belle abondance pour accueillir les bienfaits qu’à leur tour ils nous procurent (ne serait-ce que la pollinisation, mais il y en a d’autres!). Bref, ce que ça veut dire c’est qu’il faudra tolérer que 10 à 20% de vos récoltes soient généreusement “offertes” à la faune et à la flore environnante à chaque année.. Tout est une question de biodiversité… Plus il y aura de biodiversité dans votre potager et moins vous serez « victimes » de méfaits à grande échelle! Régulation naturelle et cycliques obligent… Certaines années donc, vous n’aurez pas de fraises, d’autres années, ce seront les oignons qui seront les victimes etc.

Les avantages consistent donc en un grand respect et une volonté de comprendre les processus naturels qui régissent la vie.

 

L’un des inconvénients (ou peut-être pas, selon vos goûts) de ces méthodes est certainement qu’il faille adhérer à un esthétique particulier : les buttes, le mélange des cultures potagères, l’aspect très « naturel » voir un peu bordélique de la patente! Mais il y a moyen de faire quelque chose de beau avec cette théorie!! À preuve, chez moi, le jardin autofertile est un demi-cercle qui entoure le carré de sable; vignes, mûres, oignons, fines herbes voisinent les Tonka!

 

Un autre inconvénient (ou non, selon votre philosophie de vie!) réside dans les connaissances qu’il faut acquérir pour « suivre » la théorie.

 

Par exemple, la permaculture organise les cultures en « guildes » (fixateurs d’azote, accumulateurs dynamiques de nutriments, attracteurs de prédateurs naturels, grands arbres, petits arbres, arbustes, herbacées, la rhizosphère, les couvre-sol et les grimpants).

 

Le Jardin auto-fertile les classe en termes de « gestion des racines » (racines permanentes, arrachées, mortes, fixatrices d’azote, qui restent en vie l’hiver, et de la famille des liliacées).

 

Les formations se donnent partout… Mais il faut y consacrer un peu de temps! Voici celles que j’ai aimées!

https://www.herbesorford.com/jardin/

http://wenrolland.blogspot.ca

 

3. Hugelkulture

Et le Hugelkulture, pour sa part, se démarque par l’utilisation de branches mortes enfouies dans la butte de plantation qui elle-même fait 6 ‘ d’haut!!! Alors oui, il faut adhérer à cet esthétique disons, hors du commun (et ne pas être gênés par toutes sortes de règlements municipaux contraignants!)!

 

Pour le reste, on peut la combiner avec d’autres théories pour la plantation.

 

On dit de cette façon de cultiver qu’elle élimine le besoin d’irrigation (même en région désertique) et de fertilisation.

 

C’est la seule des méthodes que je n’ai pas personnellement essayée : cet été j’aurai ma toute première Hugelkulture!

 

Loïc le Jardinier combine pour sa part la Hugelkulture avec un potager en bacs… Intéressant! https://mon-potager-en-carre.fr

https://richsoil.com/hugelkultur/

 

4. La plate-bande comestible

Si l’espace et le temps manquent… pourquoi ne pas simplement optimiser les trous entre les vivaces de vos plate-bandes existantes pour y faire pousser quelques beaux légumes et fruits! Et OUI, les plantes légumières sont à mon sens très jolies! Souvent leur floraison passe complètement inaperçue et il faut alors voir la beauté dans la texture, la forme et la couleur du feuillage. Elles constitueront de parfaites concubines à vos vivaces favorites qui elles sont les stars de votre plate-bande!

 

À l’heure où j’écris ces mots, la ville de Sherbrooke refuse toujours d’accepter les plantes légumières à l’avant de la résidence, mais une inspectrice m’a affirmé que les élus évaluent cette possibilité. Prenez quand même note d’un trou béant dans leur règlementation écrite qui permet les « plantes », arbustes et arbres en façade… Or une plante légumière EST un plante! Je vous laisse tirer les conclusions vous-mêmes!

 

Un autre avantage non-négligeable réside dans le fait que combler les trous d’une plate- bande non-mature ou mal planifiée occupe l’espace autrement disponible pour les mauvaises herbes ! À mon avis, la rhubarbe est plus intéressante que le pissenlit… quoique…

 

Enfin, il s’agit certainement de la méthode la plus économique en argent et en temps car elle ne nécessite aucune infrastructure majeure.

 

Il faudra toutefois probablement amender convenablement le sol car les cultures potagères sont friandes de nutriments! Aussi, ajouter du paillis forestier (mon fameux BRF!) permettra de diminuer la fréquence d’arrosage au cours de l’été.

 

 

 

 

Bon avec tout ça, j’ai une nouvelle Hugelkulture à planifier… Et vous, qu’avez-vous essayé, qu’est-ce qui a fonctionné, qu’est-ce qui a été un échec cuisant?

 

Faites-nous part de vos expériences!

Au plaisir de vous lire!

Quand « Potager » rime avec « Rayonner »: Les 4 pilliers d’un potager rayonnant!

Je vote pour un changement de citation… On entende souvent : « En avril ne te découvre pas d’un fil… »Je propose :

 

« En avril, jardinier fébrile,

en Mai, jardinier enflammé reconnecte avec son potager,

en juin jardinier refait son teint! »

 

Je ne sais pas pour vous, mais moi je commence à souffrir du syndrome du manque de légumes frais!! Si vous êtes comme moi, la succession de tempêtes de neige, de verglas et de pluie, ça creuse l’appétit, ça donne des fourmis dans les jambes… Les skis sont remisés et  on rêve des récoltes qu’on se promet bien de faire cet été!

Vous ne m’en voudrez pas trop, j’espère, de vous mettre l’eau à la bouche alors que la terre est encore bien gelée!  Avril, c’est le moment idéal pour planifier un potager…

 

Plusieurs d’entre vous m’ont posé des questions techniques, en particulier sur le compagnonnage… Je prends un peu de recul avant de sauter sur ce sujet parce qu’à mon avis plusieurs aspects d’un potager gagnant (rayonnant!) sont à vérifier avant de se lancer dans le compagnonnage!

 

Ce sera donc un article (et une chronique) en 3 parties:

1-les 4 piliers du potager rayonnant,

2- Les théories qui éclairent et

3- Le compagnonnage, c’est brillant! 

 

Cet article fait suite à la chronique « paysages » de l’émission « On Jase avec Pélo » à la TV de Cogeco Estrie, diffusée les 7, 8 et 9 avril 2017 .

 

Commençons donc aves les 4 piliers du potager rayonnant!

1-Le sol:

le sol est vivant

Eh oui, le sol est vivant et au de-là de son Ph, de son humidité, de sa composition en nutriments et en minéraux, on y trouve beaucoup beaucoup d’êtres microscopiques, bactéries, champignons et autres (du moins l’espère-t-on). Le sol est vivant, il faut donc lui vouer tout le respect auquel il a droit et il faut le nourrir…! Comment fait-on cela?

La paix!

D’abord, une fois que votre potager est bien en place, il convient de le laisser en paix : c’est-à-dire d’éviter de le retourner, de le bêcher, de le labourer, de le piétiner et de le compacter… Primordial… Tous ces micro-organismes qui sont essentiels et qui vivent en harmonie et en symbiose avec les plantes que vous allez vouloir y faire pousser, eh bien ils ont besoin d’espace et d’eau…. Ce qu’un sol compacté ou retourné ne leur fourni pas.

BRF

Ensuite, bien sûr il faudra lui donner un peu d’amour (héhé!) en enlevant les mauvaises herbes et en lui ajoutant du paillis forestier qu’on appelle aussi du BRF (Bois Raméal Fragmenté) ou de la « rip » (en bon latin). Pourquoi celui-là plutôt que le paillis de cèdre? Parce qu’il contient plusieurs essences d’arbres (à prime abord, on privilégiera les feuillus aux conifères) et plusieurs dimensions de copeaux. Après avoir accompli sa job de barrière contre les mauvaises herbes, le BRF viendra donc se décomposer lentement et faire office d’engrais…

Tout ça, en conservant l’humidité dans le sol et en éliminant l’érosion des sols… C’est ti pas magique et rrrrrayonnant ça?? Et avec un peu de chance, vous l’aurez gratuitement ce BRF en communiquant avec le service à la clientèle d’Hydro-Sherbrooke, Hydro-Qc ou tout autre émondeur local. Pour ma part, vous me verrez à tout coup courir après le camion d’émondeurs quand je les vois passer dans ma rue!! Ben oui, c’est de l’or en barre, ce BRF!

 

Deux exceptions :

Les légumes fruits qui aiment les sols chauds (tomates, poivrons par exemple) auraient avantage à être dégagés du paillis car ils aiment la terre plus chaude… Le paillis retardent les chauds rayons de soleil de réchauffer la terre.

Le semis ne peuvent germer s’ils sont recouverts de paillis. Et on ne peut les semer directement sur le paillis non plus! Il faut donc tasser le paillis, semer, attendre que les plants soient bien formés et suffisamment grands pour replacer le paillis autour sans les abimer!

 

 

  1. Végétaux

Monoculture vs biodiversité

D’abord, votre potager n’est pas un champ agricole industriel. Et de toute façon, qu’on se le tienne pour dit : la monoculture n’a plus sa place en 2017. Il est temps de donner au potager la couleur de la créativité! À bat les rangs d’oignons, les carrés de tomates et les rangées de concombres! En mettant tout en ordre comme ça, vous facilitez la vie aux insectes ravageurs et aux maladies comme un touriste dans les rues de New York… Mélangez-moi tout ça, plantez-les en forme de cœur, alternez, mélanger, combinez, métissez, séparez… please!

Semences bio

Ensuite, est-ce que j’ai besoin de vous vanter les innombrables avantages de se procurer des variétés bio? Je ne dirai que deux choses : c’est bon pour votre santé et pour l’environnement!

Les variétés du patrimoine

Par contre, tous ne connaissent pas les variétés du patrimoine et encore moins les avantages qui se rattachent à ce type de semences… Alors voici mon petit laïus à ce propos :

Au fil du temps, les grandes entreprises ont délaissé certains légumes parce qu’ils ne répondaient pas à leurs critères économiques et industriels. Ces critères sont le transport (des milliers de km par camion, par avion et par bateau), l’uniformité (ex. il faut que 48 tomates entrent dans une boite de dimension standard, pas une de plus, pas une de moins), de conservation (entreposés en grandes quantité, les légumes murissent plus vite). Vous voyez le topo!

Mais vous, TPP (très petit producteur) vous allez rayonner (croyez-moi) de remplir vos paniers de tomates étranges et colorées, de poivrons de toutes les grosseurs, de citrouilles difformes… C’est comme un « kinder Surprise » du potager!… Ce faisant, vous découvrirez des variétés uniques, antiques et des goûts particuliers et authentiques tout en préservant un héritage légumier qui évidemment a tendance à réduire comme une peau de chagrin… oui c’est triste…

 

  1. Contexte :

  • Bien sûr, qui dit potager dit ensoleillement; Ils vont de paire ces deux-là! Les légumes ont besoin d’un minimum de 8 heures d’ensoleillement par jour, idéalement aucune ombre du tout… Et préférablement le soleil du matin plutôt que celui de l’après-midi… Mais à l’impossible nul n’est tenu : faites ce que vous pourrez avec le terrain que vous avez!!
  • Dans le meilleur des mondes, votre potager est tout près de la cuisine et d’une source d’eau facile à manipuler et/ou transporter… c’est de l’ergonomie 101… On est tous un peu paresseux (hum, hum!) et la facilité engendre un meilleur taux de succès de notre potager rayonnant!
  • Enfin, évitez la compétition racinaire des grands arbres, des arbustes et d’autres plantes envahissantes : ils iraient chercher tous les nutriments et vous laisseraient des légumes bien chétifs!

 

  1. Et l’amour dans tout ça?

Eh oui, l’amour… Comment fait-on cela, donner de l’amour à son potager? Eh bien ici l’imagination n’a pas de limite, en autant que ce soit doux et harmonieux! Ce pourrait être une petite œuvre d’art qui trône au centre du potager ou qui offre son support aux légumes grimpants (voir l’art végétal d’Isabelle Coiteux : https://www.facebook.com/Art-végétal-1709368909309819/?pnref=lhc ).

 

 

Pourquoi ne pas lui chanter de douces mélodies? Ou encore l’arroser de quelques rires d’enfants provenant du carré de sable juste à côté. Vous pourriez aussi l’abreuver des plus beaux poèmes de votre cru… Oui, l’intention et les paroles sont des fetilisants autant pour les gens que pour les plantes! Voir à ce propos les recherches incroyables du Dr Masaru Emoto : http://www.masaru-emoto.net/english/water-crystal.html)

 

 

Dans la prochaine chronique, j’aborderai les diverses théories qui accompagnent et titillent les jardinier du 21e siècle! Que choisir, qui croire, par où commencer qu’ont-elles en commun? Que choisir?

 

 

Et vous, votre projet de potager, il en est où?

Des questions? Des commentaires? N’hésitez pas à me contacter!

10 façons de « pimper » son jardin!

Pourquoi faire simple quand on peut faire « extraordinaire »?

Des idées pour toutes les bourses, tous les styles, tous les âges, des idées instantanées et d’autres qui demandent du temps, de l’imagination, du doigté et de la patience!

Cet article a fait l’objet d’une chronique à la TV de Cogeco à l’émission « On jase avec Pélo » le 20 mars 2017 à la minute 15:00!

 

SUGGESTION 1

Découvrez, contactez et achetez une œuvre d’art d’un artiste local!

 

On m’a écrit récemment : « le jardin n’a pas besoin d’art »… On s’entend; l’art n’est pas un besoin primaire dans la pyramide de Maslow! L’art au jardin est un luxe, un tout petit supplément d’âme, une paillette d’unicité et d’originalité! Ça parle de vous, de vos goûts et de vos valeurs! De plus, ça vous permet de vous approprier votre espace, de donner un cachet, une couleur à votre chez-vous!

 

Si la plupart d’entre nous décorons l’intérieur de nos maisons, pourquoi ne pas en faire autant avec l’extérieur?

 

C’est un investissement, il va de soi et il faut parfois budgéter pour l’œuvre qui a conquis notre coeur!  Mais bien choisie, cette œuvre peut prendre de la valeur avec les années. Qui plus est, privilégier un artiste local, c’est promouvoir le développement de l’économie local et des petits entrepreneurs.

 

En outre, disons les choses telles qu’elles sont : certaines œuvres d’art sont très abordables! Comme toutes choses, il faut évaluer son budget et magasiner! De toutes les façons, quelle agréable besogne que celle d’aller rencontrer les artistes locaux de votre région; ils sont les gardiens du temps et des mœurs car leur œuvres nous survivront et leur vision des choses parle de nos pratiques sociales, nos habitudes de vie, nos coutumes, nos traditions etc.

 

Vous trouverez dans le Groupe RAVIR (www.ravir.ca) , une liste non exhaustive d’artistes locaux dont vous pouvez avoir un aperçu du style et des oeuvres produites.

 

Dans le groupe Facebook « Vitrine : Arts visuels de l’Estrie » (https://www.facebook.com/groups/149765858416362/) vous pourrez également faire de belles découvertes!

 

Pour ma part, j’ai un coup de cœur pour ces quatre artistes :

 

Patrick Bergeron, Artisan3echroniquePelo-7 murailleur, architecte paysagiste et artiste! Un gars « ben groundé » qui s’inspire de la nature et travaille essentiellement et amoureusement la pierre qu’il marie avec des métaux et de la lumière. Ses œuvres inspirent la solidité et le mouvement. À voir.

(http://www.pierressechesdescantons.ca/amenagement-paysager-estrie/index.php)

 

Amélie Pomerleau, Artiste multidisciplinaire

https://www.facebook.com/amelie.pomerleau.5?fref=ts

Née en Alberta, grandie en Ontario et adoptée par l’Estrie, Amélie est une artiste de talent qui touche tant à la sculpture, la taille de pierre, le dessin, la gravure au jet de sable, la poterie et le modelage! Marquées d’un deuil de maman, les œuvres d’Amélie sont dotées d’une tendre profondeur et une maturité qui m’émeut. À découvrir si ce n’est déjà fait!

 

 

Luc Pelletier, Artiste en Arts Visuels

Luc est un artiste sportif, philosophe et citoyen engagé… Autodidacte, ses œuvres portent des messages, des critiques tout autant que de la poésie. Je l’ai vu à l’œuvre quand il s’est attaqué aux 10 sculptures qui ornent les Jardins d’Herbes Orford : la scie à chaîne avalant la fibre de bois au rythme de son inspiration comme un mouvement de yoga! Magnifique!

www.lucpelltier.ca

Francine Noël, Artiste imagière

Autodidacte (elle aussi) en Arts visuels, Francine Noël, a étudié la musique (oui!) et expose ses œuvres depuis 1990 comme peintre et en 3D depuis l’an 2000. Découragée par l’obsolescence programmée, elle est l’auteur de toute une série d’œuvres construites à partir d’objets récupérés pour protester contre la mode du prêt-à-jeter et résister à la désuétude des choses! Je suis charmée!

http://www.francinenoel.com/site_officiel/accueil.html

 

SUGGESTION 2

Ramener des oeuvres d’art ou des objets « spéciaux » de vos voyages et les disposer au jardin…

 

Quoi de mieux pour prolonger le sentiment d’être en vacances!! Petit conseil : vérifier quand même que les matériaux qui composent cet objet, ce souvenir ou cette oeuvre d’art vont survivre aux changements de température du Québec! En effet, même certains types de pierres et de béton ne sont pas conçus pour les grands froids de nos régions nordiques. La porosité qui laisse pénétrer l’eau peut occasionner des fendillements et même des éclatements du matériau.

Aussi, renseignez-vous sur la provenance des items : ces objets ont-il été conçu par des artisans et artistes rémunérés adéquatement et dans des conditions éthiques?

 

SUGGESTION 3

Une oeuvre d’art végétale ?

 

  • Mobilier en branches : quelle agréable façon de réutiliser des branches élaguées! Laissez-vous porter par vos inspirations et par les formes sinueuses de certaines branches! Gardez les branches élaguées de vos arbres fruitiers sous la neige: au printemps, plantés en pleine terre ils fleuriront une dernière fois! Vous trouverez de merveilleuses idées sur pinterest et quelques informations utiles dans ces livres :

 

« Making Bentwood trellises Arbors Gates Fences » Jim long.

« Rustic Furniture Basics » de Doug Stowe

 

Kim Vergil (la grande prêtresse du mobilier de branches au Québec!) donne des ateliers vraiment plaisants de création de mobilier en branches  http://www.kimvergil.com

 

  • Jouer avec la forme du potager ou des plate-bandes!

Un magnifique exemple de cela a été créé à l’Académie Jardin de Vie, où Mikael Zayat et Véronik Tanguay ont constitué un labyrinthe (sur le modèle du très célèbre Labyrinthe de Chartres) dont les « murs » sont des vivaces médicinales, comestibles ou condimentaires! Les visiteurs sont toujours intrigués et la curiosité fait rapidement place au plaisir, à l’intériorisation et la contemplation!

Mais les formes que peuvent prendre une plate-bande ne sont limitées que par votre l’immensité de votre imagination! Roue de la médecine, mandala, fromes géographiques ou organiques etc…

 

SUGGESTION 4

Le Jardin vintage! (récupération)

 

La chasse aux trésors peut commencer…! Deux façons de faire sont ici possibles : soit vous partez avec une idée et vous magasinez les matériaux ensuite. Soit vous magasinez les matériaux et l’idée va germer à partir de là!

Les sources possible de matériaux et d’objets divers sont les magasins d’antiquités, les entreprises de récupération (Matériaux récupérés de l’Estrie à St-Denis-de-Brompton), les Écocentres (ils ont parfois une tente à l’extérieur où l’on peut prendre et laisser des objets à notre convenance, comme une ressourcerie), les organismes de bienfaisance (Estrie Aide, Partage St-François), les sites web de vente d’objets seconde main (kijiji et Les Pac).

Quelques idées en vrac :

  • Débutez une collection de pots inusités pour y planter des fleurs, des fines herbes (des bottes de pluie, des théières… )
  • Cachez des objets dans la nature et laissez vos invités jouer à « où est Charlie »
  • Un petit tour à la bibio : «  Un art de vivre : Jardin Vintage » de Sally Coulthard

 

SUGGESTION 5

Construisez un hôtel à insectes!

 

Celui qu’on peut admirer dans les jardins en permaculture d’Herbes Orford est certainement un hôtel 5 étoiles! Mais il en existe de plus petites versions (style B&B!) facilement confectionnés en quelques heures! Un vieux tiroir ou une boite de bois, des bouts de bois, des branches de différents diamètres, des cocotes, de la mousse, une buche de petite dimension, de la broche à poule et de la paille, un marteau, des clous, une perceuse… et un directeur des opérations de 5 à 13 ans si possible… C’est tout ce que ça prend vraiment! Mais au-delà du plaisir que vous aurez à construire cet établissement hôtelier de prestige (!) sachez que vous aurez un impact sur la diversité de votre écosystème; en français, ça veut dire que plus vous avez de variété d’insectes utiles au jardins, plus ils lutteront contre les parasites, attireront les oiseaux, polliniseront votre potager et vos fleurs! Tout ça pendant que vous vous prélassez dans ma suggestion no10…

SUGGESTION 6

Jouez avec l’eau!

 

Collectez l’eau de pluie dans un baril et connectez-le à un boyau d’arrosage jusqu’au carré de sable! Mes enfants s’amusent pendant des heures à créer des ruisseaux et des barrages autour des châteaux, entre les tracteurs Tonka! Ajoutez des grosses pierres, des briques, des bouts de tuyau en PVC, des seaux de différentes tailles. L’imaginaire des tout-petits est décuplée quand on y ajoute un peu d’eau fraiche! Qui dit plaisir d’enfants, dit parents contents!

SUGGESTION 7

Jouez avec la lumière!

 

Des miroirs encadrés et des vitraux suspendus dans les arbres ajoutent toute une gamme de couleurs en mouvement dans votre jardin, et ce, été comme hiver! Je vous conseille d’en mettre plusieurs (au minimum 5) pour atteindre l’effet recherché!

Le soir venu, des lanternes suspendues ou des chandelles placées dans des sacs de papier ou des petites pots masson égayent les soupers entre amis! Vous pouvez les placer le long d’un sentier ou au centre de la table à manger!

 

SUGGESTION 8

Le Land Art (Éphémérysage);

 

C’est de l’art éphémère dans la nature! Pas besoin d’outils; nos mains suffiront! Pas besoin d’acheter des matériaux ; la nature nous les fournira! Pas besoin de savoir dessiner, sculpter, peindre, jouer de la musique ou bricoler! Il faut simplement dialoguer avec la nature! C’est une forme d’art qui amène à se connecter à notre environnement et à se concentrer sur le moment présent. C’est complètement intuitif et naturel pour les enfants, mais les adultes y gagnent beaucoup parce que ça libère leur potentiel artistique!

Il existe une panoplie de livres fantastiques sur le Land Art et vous trouverez des œuvres immensément intéressantes et incroyables sur internet mais mon conseil no 1 est : n’allez pas les voir!! Prendre conscience des œuvres des autres et professionnels résulte plus souvent qu’autrement à tuer l’inspiration! Le Land Art est plus une affaire de processus que de résultat!

 

Prenez un atelier de Land Art ou encore laissez-vous guider par ce que vous trouvez sur votre terrain!

 

SUGGESTION 9

Un jardin de fées !

 

Le Jardin de fée est un clin d’œil aux écosystèmes, une ode à l’enfance et à la miniaturisation mais c’est aussi le jardin le plus facile à entretenir! Mon jardin des fées est inspiré du modèle des « tables des saisons » de la philosophie Steiner Waldorf… C’est une activité qui souligne les saisons et les rythmes, mais aussi le respect de la nature et des successions! Concrètement, il faut un grand pot à fleur, une jardinière ou une auge. Il faut que ce contenant puisse rester dehors, été comme hiver. Assurez-vous qu’il y ait des trous d’écoulement au fond et remplissez de terre. La terre qu’on trouve… à terre… Sur cette terre, on aménage une scène avec les objets trouvés sur le lieu: une colline, une petite maison, une grotte, un chemin, un bassin d’eau… On peut y inclure des personnages et des animaux qu’on aura créés avec les matériaux trouvés sur place. On peut ajouter des galets, des branches… Et sur ce qui reste de terre on met… rien… rien du tout! Le temps va faire son oeuvre! La première année on va découvrir des espèces colonisatrices et adventices; ces fameuses mauvaises herbes! Mais dans notre jardin de fées, ces mauvaises herbes sont tout sauf mauvaises, elles sont merveilleuses et leur couleurs sont bienvenue! Avec les années, les mousses vont s’implanter, puis des plantes indigènes. Jamais on ne les arrache mais on peut jouer avec les éléments inertes du décor. Aux équinoxes et aux solstices, on peut changer des éléments du décor : ajouter des personnages, rénover la maison, construire un tipi! Et le jardin de fée va évoluer au rythme des saisons… comme les enfants!

SUGGESTION 10

Un lounge improvisé! Ou lala…

 

Un tapis, des coussins à profusion, un parasol, un bon livre, un verre de sangria (par personne, il va de soi). C’est ma définition du bonheur simple et à petit prix!

 

J’ai le goût de vous dire : n’ayez pas peur d’essayer différentes choses dans votre aménagement! Prenez des photos! Si ça n’a pas l’effet escompté, essayez de déplacer l’oeuvre dans un autre endroit de votre terrain: à l’ombre, entouré de végétaux, contre un mur aveugle, suspendu, etc!

Je veux voir vos créations! Je veux vous entendre dire que vous avez connecté avec votre environnement, que vous avez eu du plaisir! Avez-vous collectionné des rires aujourd’hui? Montrez-moi vos œuvres! Soyez l’inspiration pour d’autres! Je vous donne rendez-vous sur ma page Facebook : https://www.facebook.com/1C1stephanie/

sd@stephaniedesmeules.com