Jardins Thérapeutiques

Vous pourriez choisir des végétaux à l’aveugle et les placer à peu près n’importe où sur votre terrain et déjà, vous auriez un aménagement qui aurait participé à votre santé…  Pourquoi? Simplement parce que vous avez connecté avec votre environnement, les deux mains dans la terre!

Mais ce ne serait pas un jardin thérapeutique! Qu’est-ce que ça prend pour pouvoir porter ce vocable?

La nature, thérapeutique par essence

À l’issue de laborieux calculs statistiques et de recherches scientifiques menés dans plusieurs pays, on sait maintenant que l’interaction passive ou active avec la nature

  • diminue la violence, l’impulsivité et les agressions,
  • améliore les relations familiales et de couple,
  • diminue la fatigue mentale, le stress et la myopie
  • a des effets positifs sur l’humeur et engendre même un sentiment d’euphorie,
  • permet une meilleure concentration, un système immunitaire plus performant, une meilleure santé des os
  • améliore les symptômes de l’hyperactivité et du déficit d’attention, la résilience, l’empathie et la vitalité
  • améliore la détresse émotionnelle et la souffrance physique des patients, des familles et du personnel soignant en milieu hospitalier.
  • assure une meilleure récupération des patients hospitalisés qui demandent alors moins d’analgésiques, subissent moins de complications et rentrent chez eux plus tôt… (wow…)

 

La base

À la base du Jardin thérapeutique, deux théories :

  1. Celle de la biophilia par le Psychologue Social Erich Fromm qui se définit comme : « la passion innée que tout humain a pour la vie, l’humanité et la nature ». Dérivé du latin bio (vie) et philia (attirance);
  2. La théorie de « l’esthétique de l’environnement» par le Géographe Jay Appleton qui suppose que les préférences esthétiques, artistiques et en aménagement dérivent des perceptions de ce dont nous avons besoin pour la survie. Bien que nous ne soyons plus des chasseurs-cueilleurs, nous répondons encore positivement à une organisation qui aurait permis la survie de notre espère : refuge, sécurité, nourriture, eau, lumière et air frais.

Pour obtenir le vocable de « thérapeutique », certains critères s’appliquent! Le jardin thérapeutique est dessiné et pensé pour une population spécifique avec pour intention d’améliorer la santé des utilisateurs. Ainsi,il y a tout un paquet de critères auxquels il faut penser pour le bien-être des usagers: l’ombre, les endroits pour s’asseoir, le control de l’usager sur son environnement, l’intimité, le langage des formes, la présence ou non de bassins d’eau, l’entretien prévu à court-moyen et long-terme, les vues possibles de l’intérieur, l’accès à la lumière naturelle de l’intérieur, le degré de fragilité des usagers, les qualités désirables des plantations proposées et la connaissance de la toxicité relative des plantes utilisées, la connection passive et active que cet aménagement peut apporter, gestion des vents, etc…

 

Ainsi, « planter n’importe quelle plante n’importe où » sur votre terrain vous apporterait un bien-être immédiat, mais parions qu’à moyen et long termes, vous éprouveriez quelques inconforts!

À qui s’adressent les Jardins thérapeutiques?

 

Les jardins thérapeutiques sont un accompagnement aux populations à risque ou fragilisées (les gens ayant une maladie chroniqus, maladie mentale ou maladies dégénérative, sénescence, fin de vie, problèmes de comportement, etc), mais ils constituent aussi un formidable outil de prévention et un support naturel et non-invasif pour les soins à prodiguer aux humains de tous âges! Supportés par de nombreuses recherches scientifiques ainsi que des des bases de données sur le design ergonomique centré sur l’humain (« Human centre design »), les Jardins Thérapeutiques constituent un médium de choix dans l’atteinte d’objectifs de pédagogie et de mieux-être.

 

C’est pourquoi j’ai orienté ma pratique non pas sur les modes passagères, les designs en vogue et les mobiliers de l’heure (sans les exclure) mais bien sur la spécificité des clients et des usagers qui cherchent à vivre une saine spiritualité en lien avec leur santé et un havre de repos dans un monde où la frénésie, les écrans et le multi-tasking constituent la base du quotidien!

Les plantes sont-elles intelligentes?

Tout a commencé par la lecture d’un article scientifique fascinant de Michael Pollan “ The Intelligent Plant”, paru en 2013… Je l’ai lu et relu, découvrant une discipline aussi fascinante que controversée! Cet artisle a aussi fait l’objet d’une chronique à Nous TV, la tv communautaire de Cogéco, dans l’émission On Jase avec Pélo du 27 octobre 2017.

 

Table des matières

La controverse!…………………………………………………………………………………………………………………………………………………… 1

Les découvertes……………………………………………………………………………………………………………………………………………………. 1

Elles se distinguent…………………………………………………………………………………………………………………………………………… 3

Conclusion……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… 3

Bilbiographie :…………………………………………………………………………………………………………………………………………………….. 4

 

 

La controverse!

L’article fait donc état d’une controverse dans le milieu scientifique : peut-on attribuer une caractéristique aussi anthropocentrique (l’intelligence) à un végétal? Après tout, on dit bien des téléphones, des puces électroniques, des ordinateurs et des robots qu’ils sont « intelligents »? Mais ne faut-il pas un centre, un cerveau, des neurones pour se prétendre « intelligent »?

 

Plusieurs découvertes de la neurobiologie tendent à pencher vers une solution beaucoup plus complexe… intelligence, communication, mémoire, conscience et douleur ne sont peut-être (sans doute) pas l’exclusivité des animaux et des humains finalement…

 

Ainsi tous les scientifiques s’accordent pour dire que les récentes découvertes (dont je vais faire état plus bas) sont remarquables : les données sont excitantes! Mais on ne s’accorde pas sur l’interprétation de ces données et, en aval de cela, sur la définition des concepts qu’on tente de mettre en lumière!! « Intelligence, Mémoire, Conscience et Perception de la Douleur » ont des définitions anthropomorphiques standard mais on peut aussi leur trouver des définitions plus démocratiques (un pas que les neurobiologues n’hésitent pas à franchir)! Le débat en est un philosophique autant que scientifique et donc… c’est véritablement un débat de sémantique!

 

Les découvertes

Mais voyons de plus près de quoi il s’agit! Plusieurs expériences scientifiques et découvertes sont absolument fascinantes et démontrent les trésors d’adaptation du règne végétal! Gageons que votre respect pour ces êtres se confirmera!

 

  • Heidi Appel, une écologiste en chimie de l’Université du Missouri et Ian Baldwin écologiste américain ont fait plusieurs découvertes intéressantes; les plantes à qui on fait « entendre » une chenille manger des feuilles se mettent à produire un cocktail chimique pour se préparer à une attaque imminente.

Qui plus est, quand les feuilles de cette plante sont mangées par des insectes, elles choisissent une action parmi les suivantes : a) Émettre un composé chimique volatile pour signaler à ses voisines le danger qui s’en vient et leur permettre de se préparer à se défendre. Il est intéressant de note que l’information contenue dans ces composés chimiques parle de l’identité de l’insecte! b) Émettre un composé chimique qui rend les feuilles mauvaises au goût du prédateur. c) Émettre un composé chimique qui rend les feuilles toxiques! Ou d) Envoyer des composés chimiques volatiles qui attirent les prédateurs des insectes ravageurs!

 

 

  • Stefano Mancuso, un physiologiste des plantes Italien, a découvert que les racines des plantes « sentent » et cherchent les tuyaux qui contiennent de l’eau, même si ces tuyaux sont complètement secs à l’extérieur. Ils ont donc une « ouïe » très sensible (dont on ne connaît pas encore tous les secrets) adaptée à la recherche de l’or bleu!…
  • L’extrémité des racines est apte à distinguer les racines des autres plantes par opposition à ses propres racines. Elles peuvent aussi distinguer si les racines étrangères sont d’une autre espèce ou de la même espèce qu’elle.
  • 4 Cakile edentula ont été transplantées dans un même pot; les plantes ont alors réduit leur comportement de compétition habituel (en nature) et ont partagé leurs ressources! Ainsi quand la compétition n’est pas optimale à la survie, on opte pour la coopération!

 

  • Monica Gagliano (Écologiste des animaux de l’Université de l’Australie) a conduit une expérience fascinante avec le Mimosa pudica, une plante qui a la faculté de refermer ses feuilles en quelques secondes quand elles sont en danger. Un système contenant 50 pots dans lesquels était plantées un mimosa leur fait faire une chute de 15cm à toutes les 5 secondes. La chute provoque la fermeture des feuilles du mimosa. Après 4, 5 ou 6 chutes, les mimosas rouvraient leurs feuilles, concluant que le stimulus pouvait être ignoré car non-dangereux. Fatiguée peut-être ce mimosa, me direz-vous? Non car si on brasse la plante, elle se referme! Après la phase « d’habituation », la plante ne se referme plus du tout… même après 28 jours de pause! Clairement, il y a un mécanisme de bio-mémoire et de bio-apprentissage! Rappelons qu’une abeille a une mémoire ne dépassant pas les 48 heures!

 

 

  • Pour Suzanne Simard, écologue canadienne, il ne fait aucun doute que les arbres font preuve de coopération, de solidarité générationnelle, de maternage, qu’ils ont conscience de leur famille et nourrissent un réseau communautaire! Ainsi, les arbres-mères utilisent leur réseau souterrain de racines pour nourrir ses semences qui ne reçoivent pas assez de lumière jusqu’à ce que les arbres aient atteint la lumière! Et ils sont capables de reconnaitre leurs propres enfants des semences étrangères! Elle a conduit une expérience dans laquelle elle introduit des isotopes de carbone radioactifs dans des arbres d’une forêt. En quelques jours tous les arbres dans une région de 30m carrés contenaient les isotopes, particulièrement les enfants de ces arbres! Grâce à ce stratagème, elle a pu déduire que les plus vieux arbres fonctionnent comme des centres de distribution vers les plus jeunes! De plus, on sait maintenant que les sapins utilisent le réseau de mycorhize (des champignons souterrains) pour échanger des nutriments avec les bouleaux selon les saisons! Cette communauté forestière ne parle-t-elle pas de la valeur de coopération pour augmenter la résilience?

 

 

Elles se distinguent…

Du fait de leur non-mobilité, les plantes ont développé toutes sorte d’ »habiletés »! Elles ont un design modulaire leur permettant de perdre jusqu’à 90% de leur corps sans mourir. Rien de tel dans le règne animal. Elles ont aussi 15 à 20 sens (analogues à nos 5 sens…) et 700 sortes capteurs sensoriels mécaniques, chimiques, lumineux et thermiques qui sont en général plus sensibles que les nôtres! Elles produisent toutes une gamme de composés volatiles, un cadeau de biochimie que l’être humain utilise beaucoup dans sa médecine depuis des lunes. Son vocabulaire moléculaire complexe comprend plus de 3000 composés chimiques (un être humain utilise environ 700 mots quotidiennement, ça donne le ton des habiletés en communications n’est-ce pas?).

 

Conclusion

Comment les plantes font elles tout ça SANS cerveau reste encore aujourd’hui un mystère non-résolu.

 

À quoi vont donc nous servir ces découvertes et pourquoi devrait-on continuer à faire des recherches dans ce sens??

 

Bien d’abord pour élucider les mystères du fonctionnement, de la création et de l’entreposage de la mémoire. Clairement, cette fonction ne nécessite pas un cerveau pour être accompli… alors quoi? Plusieurs chercheur penchent vers le réseau comme solution : un peu comme les essaims d’abeilles, les nuées d’oiseaux volant à l’unisson, les bancs de poissons, les fourmilières. Nos neurones sont elles plus un réseau qu’un centre de commandes? À confirmer!

 

Ensuite, pour développer de nouvelles technologies en bio-inspiration! De meilleurs ordinateurs, des robots explorateurs des sous-sols ou des planètes, des modèles de transport plus efficaces, etc… Pour aider nos espèces végétales en agriculture à se reconnaitre, à coopérer avec d’autres plantes utiles tout en restant en forte compétition avec les herbes adventices et en les aidant à mieux résister aux ravageurs, tout ça sans les manipuler génétiquement!

 

Enfin pour recadrer notre relation et notre respect envers ces êtres qui vivent dans une dimension beaucoup plus lente que la nôtre, ce qui est peut-être la raison de notre faible empathie envers eux et nous empêche d’apprécier à sa juste valeur leur « intelligence ». À d’autres époques, on faisait souffrir les bébés et les animaux en pensant qu’ils ne ressentaient pas la douleur… peut-être est-ce aussi le cas des végétaux?

 

Et puis en attendant que la science nous dévoile tous les secrets des plantes, il m’apparait urgent que nous rétablissions le respect auquel ont droit les individus du règne végétal… Comme nos ancêtres amérindiens, réalisons que nous avons bien plus besoin d’eux, qu’eux de nous… revoyons nos pratiques de modifications génétiques, de monoculture, de bonsaïs et de coupes forestières à la lumière de ses informations…

 

Et puis, ça pose l’épineuse question : doit-on arrêter de manger les plantes? Non, bien sûr, elles sont « conçues » pour ça! Mais selon moi, tout est dans l’attitude, le respect et la gratitude! Gageons que toutes ces découvertes scientifiques auront l’effet de rapprocher hommes et plantes…

 

Pour une architecte paysagiste thérapeutique et spirituelle, c’est une perspective des plus encourageantes!

 

 

 

Bilbiographie :

http://www.slate.fr/story/105137/plantes-intelligentes-droits

http://michaelpollan.com/articles-archive/the-intelligent-plant/

http://planete.gaia.free.fr/vegetal/botanique/intelligence.html

 

 

SaveSave

Les potagers scolaires! Potager + fun = jardin thérapeutique

1)    Comment tout ça a commencé…

Il allait de soi que la maman de 4 magnifiques garçons de 2 à 13 ans que je suis voulait participer à la vie scolaire de ses enfants… Oui comme tout le monde, je fais des gâteaux pour la grande vente, j’accompagne mes enfants dans les sorties scolaires, je les félicite pour leurs cubes d’énergie et j’achète des post-it pour leur financement!… Mais ma partie favorite, vous l’aurez deviné, c’est d’être une fière bénévole dans les potagers scolaires de l’école primaire et secondaire de mes enfants!

 

Outre l’arrachage de mauvaises herbes et l’aide aux ateliers de semis, je me suis demandée comment je pourrais venir en aide aux responsables et aux élèves des écoles qui font un potager éducatif… Et tant qu’à faire, pourquoi ne pas en faire profiter un maximum d’écoles?

 

J’ai donc pensé que ma chronique à la TV COGECO de l’Estrie (avec l’aide de Pélo) pouvait devenir le premier pas d’une longue chaîne d’entraide au Québec! Et puis, mon site web fera le relais!

 

Du même coup, j’espère que cette chronique et mon blog permettront à tous les gens qui se cherchent un projet de bénévolat, qui ont une passion pour l’horticulture, et qui aiment les enfants, de trouver l’école la plus proche pour offrir leur aide! (voir le tableau en fin d’article).

 

On rassemble les communautés, on mobilise les professionnels on fait avancer les choses! On connecte les gens à la nature… oui, c’est ma mission de vie, ma légende personnelle!

 

2)   J’ai collecté des informations…

Dans un premier temps, j’ai donc fait un « appel à tous » dans différents groupes Facebook auxquels je participe… La réponse a été surprenante, engageante et beaucoup plus nombreuse que je ne l’avais espérée!

 

Sans prétendre à un portrait global fidèle et exhaustif des potagers scolaires au Québec (après tout, je n’avais que quelques semaines devant moi!), je voulais

  1. partager quelques belles réussites,
  2. cerner les besoins,
  3. permettre aux citoyens de repérer le potager scolaire le plus près de chez eux,
  4. inspirer d’autres écoles à entreprendre un jardin scolaire
  5. encourager les initiatives écologiques, comestibles, éducatives!

 

Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin!! (Merci Sandrine Siozi!)

 

Êtes-vous aussi curieux que moi d’en savoir plus? Allons visiter ces paradis terrestres où fourmillent une panoplie d’activités de toutes sortes!

3)    D’a yousque?

D’abord les réponses viennent d’un peu partout au Québec : 10 écoles de l’Estrie, 11 de la Montérégie, 9 de Montréal, 3 des Laurentides, 2 de Laval, 3 de la Mauricie, une de l’Outaouais, une la Capitale Nationale, une du Bas Saint-Laurent et une de Chaudière Appalaches. Je suis certaine qu’il en existe beaucoup d’autres! Peut-être se joindront-ils à nous en cours de route! Ce sont majoritairement des écoles primaires qui ont répondu à l’appel mais il y a quelques écoles secondaires, des CPE et des écoles aux adultes aussi!

 

4)    De que ssé?

 

Les projets qu’ils ont mis sur pieds sont tous différents et originaux, tous fantastiques! : permaculture, bacs, serres, potagers réguliers, arboretum, jardinage d’automne, vergers, fleurs sauvages, ateliers en agriculture urbaine, partage des potagers avec la communauté et jardin urbain!

 

Certains prévoient même un poulailler et un toit vert! Formidable n’est-ce pas quand on connait les besoins monétaires dont sont affligés nos écoles!! C’est le système D qui prime!

 

5)    Les amis de mes amis sont mes amis…

 

Pour parvenir à leurs fins, ils se sont trouvé des partenaires que voici: Croquarium, Incroyables comestibles, Maisons de personnes âgées, Cuisines colectives, paniers marîchers, groupes D’ahcats et marchés solidaires et mouvement VERT (Vallée du Richelieu en Transition), LAMRAC, la Ministre Julie Boulet, le Ministre Charbonneau, les Caisses Desjardins, la Pépinière du Parc, Limoilou en forme, Craque-Bitume, l’accomodation bio, IGA Jobidon, caisse populaire de Limoilou et Madame jardine, Ville de Montréal (arrondissement MHM), La ferme verte, Glen Sutton, Yves Gagnon, Les jardins du grand potage, Saint-Didace, Canac, Cowansville, plusieurs donateurs anonymes, les écoles, la résidence de personnes âgées, la MRC, Jeunes en Mouvement, les minicipalités, Fondation Sybilla Hesse, Écol-o-village, Nouveaux Horizons pour les Aînés, Caisses Desjardins du Lac Memphrémagog, Carrefour Santé Globale Magog, École Montessori Magog, Animalerie et centre de jardin Quinn, Les incroyables comestibles de St-Adelphe et le Camp de jour de St-Adelphe, le conseiller municipal, la pépinière locale, les citoyens, l’organisme Pour un réseau actif dans nos quartiers, des semenciers locaux, Mycoflor en enfin Ferme Fellgarth…

 

Heu… tout ce monde a répondu à l’appel?… J’ai juste un mot à ajouter : w.o.w.

6)    Ils ont des objectifs

 

Et de belles ambitions !

  • faire goûter de nouvelles choses aux élèves,
  • les faire travailler en équipe ,
  • rejoindre les enfants qui ont plus de difficultés à l’école,
  • développer le goût de jardiner et être plus écologique,
  • mettre en relation les enfants de l’école primaire avec les aines du village( résidence de personnes âgées et citoyens ainés),
  • les informer sur le respect de la nature, l’agriculture biologique, la saine alimentation,
  • leur permettre d’avoir accès à un lieu stimulant physiquement et socialement durant l’été,
  • des apprentissages, de l’expérience pratique, de la terre à l’assiette pour tous les enfants de l’école ,
  • bâtir une coopérative qui fournira la cafétéria de l’école, un marché estival, les épiceries locales,
  • fournir un milieu d’apprentissage en entreprenariat pour les élèves plus âgés, incluant non seulement la culture, mais aussi la gestion, la vente, les finances,
  • cultiver des annuelles et des vivaces comestibles avec les jeunes et les citoyens du quartier,
  • planter davantage d’arbres autour et dans la cours de l’école,
  • intégrer des prés fleuris pour les pollinisateurs,
  • cultiver des légumes, des herbes aromatiques, des fleurs comestibles, des plantes médicinales pour offrir un espace éducatif empli de découverte et d’émerveillement,
  • permettre à l’enfant d’acquérir des notions de jardinage, de botanique et d’herboristerie,
  • offrir à l’enfant un environnement multi-sensoriel,
  • cultiver le partage, l’entraide, la patience, la vaillance, la révérence…
  • et rendre accessible les jardins à la communauté

 

7)    Des résultats et des défis… (la poule ou l’œuf?)

 

Certains témoignent d’objectifs atteints malgré les obstacles!

« Les objectifs à court terme sont atteints, les élèves goûtent et aiment de plus en plus de choses, le potager évolue à chaque année et les enfants en sont très fiers. Au début nous avions des problèmes de vandalisme mais nous avons impliqué les élèves responsables de façon différente. Certains garçons plus vieux ne s’intéressaient pas aux tâches comme les semis et le repiquage et faisaient du vandalisme en arrachant les plants, nous avons remédié à la situation en les faisant participer aux travaux plus physiques ce qui les à valorisé et depuis nous n’avons plus de problème. »

« Notre approche est le tâtonnement expérimental; essai et erreur! Nous profitons de chaque moment présent au jardin dans la joie, donc oui nous atteignons nos buts et découvrons le jardinage d’automne. Nous avons cueilli certaines variétés jusqu’en décembre 2016! Jardiner c’est la base de la vie! »

 

« Les objectifs sont atteints. Les élèves participent depuis trois ans à l’amélioration du projet. Ils en connaissent davantage sur le jardinage et sur les légumes. Ils participent désormais à toutes les étapes de mise en terre des semis et des graines. Par contre, nous avons plus de difficulté à rejoindre certaines familles lors des visites libres l’été. Nous travaillons à faire un projet rassembleur pour tous. La fête de la récolte rassemble de plus en plus de gens de la communauté et des alentours. »

 

« À court terme les objectifs ont été atteint. Les élèves ont participé au départ de semis dans les salles de classe, ils les ont transférés dans les potagers dans la cour. Il font la cueillette des fruits et légumes à l’automne et préparent les ingrédients à la cafétéria. Nous en sommes à notre troisième saison cette année.

À long terme, pour les jardins en terre, l’échéancier a dû être modifié à cause d’un manque de financement. Les jardins ont été préparés et entretenus bénévolement la première année. L’an dernier nous avons obtenu une subvention d’emploi Canada pour étudiant et nous avons établi un partenariat avec nos voisins à LAMRAC pour la culture d’une partie des jardins. Il en sera de même cette année si nous recevons encore le financement demandé. »

 

« Une partie est atteinte, comme de faire participer les enfants, le personnel de l’école ainsi que les citoyens. On aimerait toutefois plus de participation ou un comité qui prendrait en charge le projet pour sa pérennité. Aussi, deux pommiers ont été plantés. On en voudrait plus! Un jardin aromatique est aussi dans la cour (les bacs sont en façade de l’école), mais il a besoin de soins. »

 

« Plusieurs objectifs sont atteints avec succès. Nous avons une belle maturité et sommes en plein développement pour compléter nos objectifs. Nous aimerions ajouter une classe verte extérieure près du jardin. »

 

« Oui résultat complet. Des familles viennent chercher des légumes l’été. Des élèves bénévoles passent aussi du temps l’été. Nous transformons en sauce les tomates à l’automne et les élèves repartent avec les pots à la maison. »

 

8)    Ils ont planté l’arbre aux cent écus!!

Parce qu’on sait tous que nos école ne sont pas riches (monétairement parlant), les gestionnaires ont parfois dû aller chercher les sous pour parvenir à leurs buts. Voici comment ils ont trouvé du financement  et de l’argent:

  • Auprès des organismes communautaires de Limoilou, de la caisse et une subvention de La banque TD pour un projet d’amélioration de la cours qui a débuté l’été passé,
  • Demande de budget a l’arrondissement, solliciter des marchand qui deviennent « partenaires » en échange de visibilité,
  • en vendant des semis qui sont produits dans chaque classes dès le mois de mars,
  • l’école nous prête le terrain et a payé pour le compost, le reste est assumé par les élèves (Ils sont adultes),
  • Aucune subvention puisque les jardins école sont sur un terrain privé. Les budgets proviennent de généreux donateurs de la communauté.
  • Pour le moment, l’école a acheté la terre. Les élèves et les enseignantes ont recyclé des contenants pour faire les semis et une enseignante a gracieusement offert des semences.
  • Seulement des dons. Le bois provient du Rona (un papa de l’école), la paille du conseiller municipal (fermier), la terre de la pépinière locale, des semences de la Société des plantes et de la Ferme Tournesol, etc.
  • C’est un projet qui a été soutenu longtemps par la bonne volonté du bénévolat. Depuis quelques années, la corporation de l’école a dégagé un budget pour le jardin.

Vous avez le goût d’aider!? Yé! Un don en argent est toujours possible! Renseignez-vous auprès de la personne responsable (voir le tableau en fin d’article).

9)    Mais ils ont aussi d’autres besoins concrets pour la suite des choses!

Et ils ont besoin de votre aide pour continuer, agrandir, prospérer!! Voici les demandes :

  • Différents partenariats,
  • Des dons en arbustes, arbres, vivaces, terre, compost, semis,
  • Des gens qui pourraient donner des ateliers aux élèves, aux familles, à la communauté,
  • Créer des liens entre les différents jardins à travers le Québec (quelle merveilleuse idée!!)
  • Un système goute à goute, système de chauffage pour la serre, outils pour le jardin (pelle, fourche, binette, grelinette), prêt ou location d’un motoculteur, clôtures, palettes,
  • Une serre, des fluorescents, contenants, bacs, arrosoirs,
  • Création et gestion d’un site web,
  • Boyaux, pistolet, boîte au lettre (pour mettre des recettes!),
  • Compost forestier, fumier, BRF, paillis pour l’allée, bancs, pas chinois, baril de biodynamie, tonnelle, plantes annuelles pour l’année,
  • Des bras au printemps pour planter et aussi à l’automne!

 

Je ne sais pas pour vous, mais moi, ça me donne des ailes de voir ces belles initiatives prendre forme concrètement!

10)Ils vous dévoilent leurs meilleurs conseils!

Parce qu’on apprend des erreurs et des succès des autres et que ça nous fait gagner un temps fou, voici les conseils des pros :

 

« Demander aux enfants ce qu’ils aimeraient faire dans leur jardin et les adultes pourrons les aider à le réaliser! »

 

« S’assurer de l’intérêt et de la disponibilité des bénévoles. Il ne faut pas oublier que le gros du travail se fait durant l’été lorsque nous sommes en congé. »

 

« Nous conseillons la simplicité, faire appel aux gens de la communauté, faire des expériences, faire confiance aux enfants… ils sont surprenants! »

 

« Entourez vous de gens passionnés qui croient en votre projet !»

 

« Foncez, il n’y a rien à craindre. Nul besoin de commencer gros. Contenants recyclés, terre, semences + eau, soleil (bord de fenêtre) et amour = la vie qui prend forme sous le regard des enfants dans la classe. L’émerveillement est génial. Le transfert au potager (si possible) qui permettra la cueillette et la dégustation est aussi génial car les enfants prennent doucement conscience de la provenance du contenu de leurs assiettes! Primordial d’après moi.. 🙂 »

 

« Croire en l’intérêt des enfants pour un tel projet! »

 

« Commencer petit (pour mieux agrandir ensuite), avoir un bon noyau de bénévoles et un ou plusieurs organismes qui prête main forte. »

 

« Oser rêver, s’assurer de la collaboration des professeurs et de la communauté, créer un comité pour la gestion et l’aménagement, partenariat avec organismes pour l’entretien estival. Commencer petit, soyez original ! »

 

11) Match making time! (C’est le temps de former des couples!)

Potagers-scolaires2017

 

12)Équation simple : Potager + fun = jardin thérapeutique

Et le meilleur dans tout ça, c’est que l’aspect pédagogique et les apprentissages accomplis sont des dommages collatéraux, des effets secondaires obligés… Essayer pour voir d’empêcher un enfant qui du fun d’apprendre en même tem

Et vous l’avez lu comme moi dans cet article; toute la sagesse, les bons mots, les réussites ont été partagés par des gestionnaires, des gens d’une grande générosité assurément car ils se donnent cœurs et âmes pour nos enfants! Merci à vous tous d’avoir répondu à mon questionnaire, merci d’avoir communiqué avec moi, merci de prendre soin de notre terre et de nos enfants de la façon la plus naturelle qui soit!

 

Gratitude…

 

« Potager », ça rime avec « Rayonner »! partie 3

Partie 3 : Le compagnonnage c’est brillant!

 

Toujours en lien avec ma passion pour les jardins thérapeutiques, je continue de vous parler de potagers. Ben oui, le potager a tout ce qu’il faut pour m’accompagner dans ma mission d ‘entreprise : connecter les gens à la nature! C’est encore plus vrai quand il s’agit de fruits et légumes! Nous sommes, toutes générations confondues, des estomacs sur deux pattes ! Notre santé, physique, mentale et même spirituelle passe beaucoup par là, depuis toujours et même avant (haha) ! Ce que nous choisissons, chérissons et dégustons est inévitablement transmis à nos enfants… Alors quoi de plus naturel que de pouvoir se nourrir, même un tout petit peu, sur le terrain que nous avons choisi pour y vivre !

 

Il s’agit donc du dernier article d’une série de trois ayant pour thématique le potager:

 

La partie 1 relate les 4 piliers d’un potager rayonnant :

http://stephaniedesmeules.com/potager-rime-rayonner-4-pilliers-dun-potager-rayonnant/

La partie 2 décortique les théories qui éclairent :

http://stephaniedesmeules.com/potager-ca-rime-rayonner-partie-2-theories-eclairent/

 

Et la partie 3, vous être sur le point de la découvrir! Ben, oui, Le compagnonnage, c’est une autre belle découverte des jardiniers amateurs et professionnels!

 

Cet article a aussi fait l’objet d’une chronique paysages à la TV de Cogeco à l’émission « On jase avec Pélo ».

 

  1. Le compagnonnage, ce n’est pas une science, c’est une histoire d’amour!

 

Amour du jardinier envers ses protégées et entre les plantes entre elles! Le compagnonnage c’est une méthode expérimentée depuis des générations de jardiniers, bien avant l’invention des pesticides, principalement dans la culture potagère.

 

Dans l’histoire de notre Amérique du Nord, les Amérindiens cultivaient ensemble la courge, le haricot grimpant et le maïs. Ces trois plantes sacrées constituaient la base de la survie physique et spirituelle de leur peuple[1]. Il s’agit aussi d’un magnifique exemple de fertilisation (le haricot est un fixateur d’azote), de support (le maïs devient le tuteur pour le haricot) et de paillage (la courge colonise le sol et empêche la germination des plantes adventices et garde le sol humide).

 

En Europe, on pratiquait la Joualle depuis le tout début de l’ère historique : il s’agissait de cultiver les vignes au pied des arbres fruitiers (abricotiers, cerisiers, pêchers, pruniers, etc) et d’intercaler d’autres cultures (légumes, blé, fourrage, betteraves, pommes de terre ou tabac) entre les rangées d’arbres. Cela préservait la biodiversité, et permettait de diminuer les efforts du cultivateur… Les méthodes de monoculture du 20e siècle ont fait disparaitre la plupart des joualles mais il en reste apparemment en Espagne et au Portugal! Vous l’aurez deviné; il s’agit plus ou moins de l’ancêtre de la permaculture![2]

  1. Principes

Le principe fondamental à retenir est simple : dans le potager comme au hockey (oui celle-là est pour toi Pélo!), il y a des coéquipiers et des adversaires… Il y a donc entre les plantes potagères des affinités plus ou moins prononcées pour certains congénères, qu’ils soient légumes, herbes aromatiques ou fleurs! On ne cultive pas côte à côte des plantes du même genre  car il y aurait alors concurrence pour les même éléments nutritifs et attractions des mêmes pestes!

 

Plusieurs facteurs déterminent ces affinités :

  1. Certaines plantes exsudent des produits chimiques (par les racines ou par les parties aériennes) qui suppriment ou repoussent les ravageurs ou les plantes adventices. Par exemple, le seigle en paillis ne nuit pas aux tomates, brocoli et d’autres légumes transplantés mais empêchent les mauvaises herbes!
  2. D’autres plantes attirent les insectes nuisibles : les insectes ne voyant plus qu’eux, ils délaissent vos plantes légumières!
  3. Certaines plantes qui aiment le soleil feront de l’ombre à celles qui la préfèrent, et les protègeront du vent. Par exemple, on plante généralement les tournesols au nord du terrain pour ne pas cacher le soleil aux autres et protéger des vents du même coup!
  4. Des légumineuses apportent de l’azote au sol. En effet, les pois, les haricots et le trèfle ont la capacité de fixer l’azote contenu dans l’air pour leur propre usage mais ils en font également bénéficier leurs voisins par une relation avec les rhizobactéries.
  5. Des plantes forment un support de croissance pour celles qui en ont besoin (ex du maïs et des haricots)

 

  1. Plusieurs avantages du compagnonage sont à noter :

D’abord le compagnonnage optimise la résistance et évite donc l’utilisation de pesticides et d’engrais chimiques. Ensuite, c’est une pratique qui accélèrerait la croissance et augmenterait les récoltes et améliorerait le goût… myhte ou réalité? À votre tour d’essayer!

 

  1. Des exemples concrets?
    1. Tomates, basilic et aubergines forment un triangle amoureux bien connu;
    2. L’ail éloigne les doryphores et les insectes en général; à mettre avec les laitues, les épinards, les carottes!
    3. Les cèleris aiment la compagnie des haricots et choux; on peut mettre ces trois-là ensemble!
    4. Les concombres vont très bien avec l’aneth et les oignions;
    5. Les melons aiment les citrouilles et les radis;
    6. Les pommes de terre s’entendent très bien avec les choux et les haricots
    7. Vignes et radis forment un couple heureux!
    8. La ciboulette au pied des arbres fruitiers éloigne les mineuses

 

  1. Je vous laisse quelques hyperliens pour vous permettre de vous amuser dans ce merveilleux monde qu’est le compagnonnage !

 

http://passionhorticulture.blogspot.ca/2009/06/compagnonnage-au-jardin.html

 

http://agriculturemontreal.com/compagnonnage

 

http://socialcompare.com/fr/comparison/association-de-legumes-au-jardin-potager-bio

 

 

 

[1] http://www.chateauramezay.qc.ca/jardin/le-potager/

[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Joualle

« Potager », ça rime avec « Rayonner »: Partie 2 : Les théories qui éclairent!

 

Cet article fait suite à la chronique paysages de l’émission « On jase avec Pélo » (TV cogeco Estrie) du 21, 22 et 23 avril 2017.

 

  1. Planches de culture, potager en carré
  2. Permaculture, Forêt nourricière et Jardin autofertile
  3. Hugelkulture
  4. Plate-bandes comestibles

 

De nos jours, le concept et la grandeur du potager que l’on veut construire dépendent bien plus de l’esthétique (oui, oui, arrêtons de prétendre le contraire : le beau nous attire!) et de la volonté de passer un moment ressourçant, de manger des légumes frais et d’inculquer ces valeurs à nos enfants!

 

Je vous conseille de prendre un moment et d’évaluer vos besoins en ces termes :

  • Quantité que l’on veut récolter (par semaine par exemple)
  • Les variétés de fruits et légumes que l’on désire essayer
  • Le temps qu’on est prêt à investir dans cette activité
  • L’aide réaliste que l’on pourrait obtenir des gens autour de nous, tout au long de la belle saison (enfants, amis, voisins, parents)
  • Ce qui est permis dans ma ville (Ben oui, à Sherbrooke, on a toujours pas le droit de planter un légume en façade…). Appelez le service d’urbanisme de votre municipalité…

 

 

  1. Planches de culture, potager en carrés ou le « square foot garden » des années 80 (de Mel Bartholomew )

Plusieurs jardiniers contemporains en ont fait leur procédé de choix, dont Loïc le Jardinier et Marilou de 3 fois par jour. C’est l’extension naturelle du potager typique de nos grands-parents!

 

Plusieurs avantages font de cette méthode qu’elle gagne en popularité. Elle peut être fort jolie, nécessite peu d’espace et les bacs peuvent être déposés directement sur presque n’importe quelle surface plane.

 

De plus, les bacs surélevés permettent d’importer un sol de meilleure qualité que celui auquel on a accès sur place (le cas échéant). En outre, pour une question d’ergonomie, on peut facilement créer des bacs plus hauts qui évitent d’avoir à se pencher autant! (On aime cet aspect « thérapeutique »!)

De plus, comme le bac est au dessus du niveau du sol, les mauvaises herbes ont une barrière de plus à franchir : cela peut se traduire en une diminution du temps de désherbage, si l’on est un tant soit peu assidu à cette tâche.

Notons au passage l’esthétique très simple, fonctionnel, un peu scandinave qui rappelle les jardins monastiques!

 

Toutefois, C’est une méthode qui demande un budget lié à la construction des bacs en bois et à l’apport de terre propice à la plantation potagère.

Aussi, il y a un certain degré de difficulté si l’ébénisterie nous est complètement inconnue et si l’on n’a pas les outils nécessaires pour la construction des bacs.

 

http://www.troisfoisparjour.com/en/magazine/ete-2016/potager

 

2. Permaculture , Forêt nourricière, Jardin autofertile

 

Bien sûr, ces 3 concepts-frères ont leurs propres particularités mais ils se ressemblent. Tous partent du prédicat qu’une récolte faste ET respectueuse de l’environnement ne peut se faire qu’en imitant les processus naturels de Mère Nature. Donc, la biodiversité et l’importance de tous les acteurs vivants et non-vivants du système ne sont pas négociables dans cette vision holistique!

 

On peut saluer la volonté de ces 3 méthodes de prendre soin du jardinier en diminuant les tâches difficiles et redondantes (désherbage, contrôle des insectes, irrigation) par l’incorporation d’une conception beaucoup plus relaxe et souple d’un potager.

 

Ce sont aussi des théories qui encouragent le partage des surplus (produits, informations, temps), entre voisins, amis et famille!

 

Alors, en concret, de quoi s’agit-il? C’est encore et toujours une question d’écosystème et de biodiversité! Si on adhère à l’idée que nous, les humains, faisons partie de cette belle nature, il va aussi falloir accepter de vivre avec toute cette diversité d’insectes, d’oiseaux et autres bestioles rampantes et volantes non-identifiées! Et il va falloir accepter l’idée de partager un peu de notre belle abondance pour accueillir les bienfaits qu’à leur tour ils nous procurent (ne serait-ce que la pollinisation, mais il y en a d’autres!). Bref, ce que ça veut dire c’est qu’il faudra tolérer que 10 à 20% de vos récoltes soient généreusement “offertes” à la faune et à la flore environnante à chaque année.. Tout est une question de biodiversité… Plus il y aura de biodiversité dans votre potager et moins vous serez « victimes » de méfaits à grande échelle! Régulation naturelle et cycliques obligent… Certaines années donc, vous n’aurez pas de fraises, d’autres années, ce seront les oignons qui seront les victimes etc.

Les avantages consistent donc en un grand respect et une volonté de comprendre les processus naturels qui régissent la vie.

 

L’un des inconvénients (ou peut-être pas, selon vos goûts) de ces méthodes est certainement qu’il faille adhérer à un esthétique particulier : les buttes, le mélange des cultures potagères, l’aspect très « naturel » voir un peu bordélique de la patente! Mais il y a moyen de faire quelque chose de beau avec cette théorie!! À preuve, chez moi, le jardin autofertile est un demi-cercle qui entoure le carré de sable; vignes, mûres, oignons, fines herbes voisinent les Tonka!

 

Un autre inconvénient (ou non, selon votre philosophie de vie!) réside dans les connaissances qu’il faut acquérir pour « suivre » la théorie.

 

Par exemple, la permaculture organise les cultures en « guildes » (fixateurs d’azote, accumulateurs dynamiques de nutriments, attracteurs de prédateurs naturels, grands arbres, petits arbres, arbustes, herbacées, la rhizosphère, les couvre-sol et les grimpants).

 

Le Jardin auto-fertile les classe en termes de « gestion des racines » (racines permanentes, arrachées, mortes, fixatrices d’azote, qui restent en vie l’hiver, et de la famille des liliacées).

 

Les formations se donnent partout… Mais il faut y consacrer un peu de temps! Voici celles que j’ai aimées!

https://www.herbesorford.com/jardin/

http://wenrolland.blogspot.ca

 

3. Hugelkulture

Et le Hugelkulture, pour sa part, se démarque par l’utilisation de branches mortes enfouies dans la butte de plantation qui elle-même fait 6 ‘ d’haut!!! Alors oui, il faut adhérer à cet esthétique disons, hors du commun (et ne pas être gênés par toutes sortes de règlements municipaux contraignants!)!

 

Pour le reste, on peut la combiner avec d’autres théories pour la plantation.

 

On dit de cette façon de cultiver qu’elle élimine le besoin d’irrigation (même en région désertique) et de fertilisation.

 

C’est la seule des méthodes que je n’ai pas personnellement essayée : cet été j’aurai ma toute première Hugelkulture!

 

Loïc le Jardinier combine pour sa part la Hugelkulture avec un potager en bacs… Intéressant! https://mon-potager-en-carre.fr

https://richsoil.com/hugelkultur/

 

4. La plate-bande comestible

Si l’espace et le temps manquent… pourquoi ne pas simplement optimiser les trous entre les vivaces de vos plate-bandes existantes pour y faire pousser quelques beaux légumes et fruits! Et OUI, les plantes légumières sont à mon sens très jolies! Souvent leur floraison passe complètement inaperçue et il faut alors voir la beauté dans la texture, la forme et la couleur du feuillage. Elles constitueront de parfaites concubines à vos vivaces favorites qui elles sont les stars de votre plate-bande!

 

À l’heure où j’écris ces mots, la ville de Sherbrooke refuse toujours d’accepter les plantes légumières à l’avant de la résidence, mais une inspectrice m’a affirmé que les élus évaluent cette possibilité. Prenez quand même note d’un trou béant dans leur règlementation écrite qui permet les « plantes », arbustes et arbres en façade… Or une plante légumière EST un plante! Je vous laisse tirer les conclusions vous-mêmes!

 

Un autre avantage non-négligeable réside dans le fait que combler les trous d’une plate- bande non-mature ou mal planifiée occupe l’espace autrement disponible pour les mauvaises herbes ! À mon avis, la rhubarbe est plus intéressante que le pissenlit… quoique…

 

Enfin, il s’agit certainement de la méthode la plus économique en argent et en temps car elle ne nécessite aucune infrastructure majeure.

 

Il faudra toutefois probablement amender convenablement le sol car les cultures potagères sont friandes de nutriments! Aussi, ajouter du paillis forestier (mon fameux BRF!) permettra de diminuer la fréquence d’arrosage au cours de l’été.

 

 

 

 

Bon avec tout ça, j’ai une nouvelle Hugelkulture à planifier… Et vous, qu’avez-vous essayé, qu’est-ce qui a fonctionné, qu’est-ce qui a été un échec cuisant?

 

Faites-nous part de vos expériences!

Au plaisir de vous lire!

Quand « Potager » rime avec « Rayonner »: Les 4 pilliers d’un potager rayonnant!

Je vote pour un changement de citation… On entende souvent : « En avril ne te découvre pas d’un fil… »Je propose :

 

« En avril, jardinier fébrile,

en Mai, jardinier enflammé reconnecte avec son potager,

en juin jardinier refait son teint! »

 

Je ne sais pas pour vous, mais moi je commence à souffrir du syndrome du manque de légumes frais!! Si vous êtes comme moi, la succession de tempêtes de neige, de verglas et de pluie, ça creuse l’appétit, ça donne des fourmis dans les jambes… Les skis sont remisés et  on rêve des récoltes qu’on se promet bien de faire cet été!

Vous ne m’en voudrez pas trop, j’espère, de vous mettre l’eau à la bouche alors que la terre est encore bien gelée!  Avril, c’est le moment idéal pour planifier un potager…

 

Plusieurs d’entre vous m’ont posé des questions techniques, en particulier sur le compagnonnage… Je prends un peu de recul avant de sauter sur ce sujet parce qu’à mon avis plusieurs aspects d’un potager gagnant (rayonnant!) sont à vérifier avant de se lancer dans le compagnonnage!

 

Ce sera donc un article (et une chronique) en 3 parties:

1-les 4 piliers du potager rayonnant,

2- Les théories qui éclairent et

3- Le compagnonnage, c’est brillant! 

 

Cet article fait suite à la chronique « paysages » de l’émission « On Jase avec Pélo » à la TV de Cogeco Estrie, diffusée les 7, 8 et 9 avril 2017 .

 

Commençons donc aves les 4 piliers du potager rayonnant!

1-Le sol:

le sol est vivant

Eh oui, le sol est vivant et au de-là de son Ph, de son humidité, de sa composition en nutriments et en minéraux, on y trouve beaucoup beaucoup d’êtres microscopiques, bactéries, champignons et autres (du moins l’espère-t-on). Le sol est vivant, il faut donc lui vouer tout le respect auquel il a droit et il faut le nourrir…! Comment fait-on cela?

La paix!

D’abord, une fois que votre potager est bien en place, il convient de le laisser en paix : c’est-à-dire d’éviter de le retourner, de le bêcher, de le labourer, de le piétiner et de le compacter… Primordial… Tous ces micro-organismes qui sont essentiels et qui vivent en harmonie et en symbiose avec les plantes que vous allez vouloir y faire pousser, eh bien ils ont besoin d’espace et d’eau…. Ce qu’un sol compacté ou retourné ne leur fourni pas.

BRF

Ensuite, bien sûr il faudra lui donner un peu d’amour (héhé!) en enlevant les mauvaises herbes et en lui ajoutant du paillis forestier qu’on appelle aussi du BRF (Bois Raméal Fragmenté) ou de la « rip » (en bon latin). Pourquoi celui-là plutôt que le paillis de cèdre? Parce qu’il contient plusieurs essences d’arbres (à prime abord, on privilégiera les feuillus aux conifères) et plusieurs dimensions de copeaux. Après avoir accompli sa job de barrière contre les mauvaises herbes, le BRF viendra donc se décomposer lentement et faire office d’engrais…

Tout ça, en conservant l’humidité dans le sol et en éliminant l’érosion des sols… C’est ti pas magique et rrrrrayonnant ça?? Et avec un peu de chance, vous l’aurez gratuitement ce BRF en communiquant avec le service à la clientèle d’Hydro-Sherbrooke, Hydro-Qc ou tout autre émondeur local. Pour ma part, vous me verrez à tout coup courir après le camion d’émondeurs quand je les vois passer dans ma rue!! Ben oui, c’est de l’or en barre, ce BRF!

 

Deux exceptions :

Les légumes fruits qui aiment les sols chauds (tomates, poivrons par exemple) auraient avantage à être dégagés du paillis car ils aiment la terre plus chaude… Le paillis retardent les chauds rayons de soleil de réchauffer la terre.

Le semis ne peuvent germer s’ils sont recouverts de paillis. Et on ne peut les semer directement sur le paillis non plus! Il faut donc tasser le paillis, semer, attendre que les plants soient bien formés et suffisamment grands pour replacer le paillis autour sans les abimer!

 

 

  1. Végétaux

Monoculture vs biodiversité

D’abord, votre potager n’est pas un champ agricole industriel. Et de toute façon, qu’on se le tienne pour dit : la monoculture n’a plus sa place en 2017. Il est temps de donner au potager la couleur de la créativité! À bat les rangs d’oignons, les carrés de tomates et les rangées de concombres! En mettant tout en ordre comme ça, vous facilitez la vie aux insectes ravageurs et aux maladies comme un touriste dans les rues de New York… Mélangez-moi tout ça, plantez-les en forme de cœur, alternez, mélanger, combinez, métissez, séparez… please!

Semences bio

Ensuite, est-ce que j’ai besoin de vous vanter les innombrables avantages de se procurer des variétés bio? Je ne dirai que deux choses : c’est bon pour votre santé et pour l’environnement!

Les variétés du patrimoine

Par contre, tous ne connaissent pas les variétés du patrimoine et encore moins les avantages qui se rattachent à ce type de semences… Alors voici mon petit laïus à ce propos :

Au fil du temps, les grandes entreprises ont délaissé certains légumes parce qu’ils ne répondaient pas à leurs critères économiques et industriels. Ces critères sont le transport (des milliers de km par camion, par avion et par bateau), l’uniformité (ex. il faut que 48 tomates entrent dans une boite de dimension standard, pas une de plus, pas une de moins), de conservation (entreposés en grandes quantité, les légumes murissent plus vite). Vous voyez le topo!

Mais vous, TPP (très petit producteur) vous allez rayonner (croyez-moi) de remplir vos paniers de tomates étranges et colorées, de poivrons de toutes les grosseurs, de citrouilles difformes… C’est comme un « kinder Surprise » du potager!… Ce faisant, vous découvrirez des variétés uniques, antiques et des goûts particuliers et authentiques tout en préservant un héritage légumier qui évidemment a tendance à réduire comme une peau de chagrin… oui c’est triste…

 

  1. Contexte :

  • Bien sûr, qui dit potager dit ensoleillement; Ils vont de paire ces deux-là! Les légumes ont besoin d’un minimum de 8 heures d’ensoleillement par jour, idéalement aucune ombre du tout… Et préférablement le soleil du matin plutôt que celui de l’après-midi… Mais à l’impossible nul n’est tenu : faites ce que vous pourrez avec le terrain que vous avez!!
  • Dans le meilleur des mondes, votre potager est tout près de la cuisine et d’une source d’eau facile à manipuler et/ou transporter… c’est de l’ergonomie 101… On est tous un peu paresseux (hum, hum!) et la facilité engendre un meilleur taux de succès de notre potager rayonnant!
  • Enfin, évitez la compétition racinaire des grands arbres, des arbustes et d’autres plantes envahissantes : ils iraient chercher tous les nutriments et vous laisseraient des légumes bien chétifs!

 

  1. Et l’amour dans tout ça?

Eh oui, l’amour… Comment fait-on cela, donner de l’amour à son potager? Eh bien ici l’imagination n’a pas de limite, en autant que ce soit doux et harmonieux! Ce pourrait être une petite œuvre d’art qui trône au centre du potager ou qui offre son support aux légumes grimpants (voir l’art végétal d’Isabelle Coiteux : https://www.facebook.com/Art-végétal-1709368909309819/?pnref=lhc ).

 

 

Pourquoi ne pas lui chanter de douces mélodies? Ou encore l’arroser de quelques rires d’enfants provenant du carré de sable juste à côté. Vous pourriez aussi l’abreuver des plus beaux poèmes de votre cru… Oui, l’intention et les paroles sont des fetilisants autant pour les gens que pour les plantes! Voir à ce propos les recherches incroyables du Dr Masaru Emoto : http://www.masaru-emoto.net/english/water-crystal.html)

 

 

Dans la prochaine chronique, j’aborderai les diverses théories qui accompagnent et titillent les jardinier du 21e siècle! Que choisir, qui croire, par où commencer qu’ont-elles en commun? Que choisir?

 

 

Et vous, votre projet de potager, il en est où?

Des questions? Des commentaires? N’hésitez pas à me contacter!

10 façons de « pimper » son jardin!

Pourquoi faire simple quand on peut faire « extraordinaire »?

Des idées pour toutes les bourses, tous les styles, tous les âges, des idées instantanées et d’autres qui demandent du temps, de l’imagination, du doigté et de la patience!

Cet article a fait l’objet d’une chronique à la TV de Cogeco à l’émission « On jase avec Pélo » le 20 mars 2017 à la minute 15:00!

 

SUGGESTION 1

Découvrez, contactez et achetez une œuvre d’art d’un artiste local!

 

On m’a écrit récemment : « le jardin n’a pas besoin d’art »… On s’entend; l’art n’est pas un besoin primaire dans la pyramide de Maslow! L’art au jardin est un luxe, un tout petit supplément d’âme, une paillette d’unicité et d’originalité! Ça parle de vous, de vos goûts et de vos valeurs! De plus, ça vous permet de vous approprier votre espace, de donner un cachet, une couleur à votre chez-vous!

 

Si la plupart d’entre nous décorons l’intérieur de nos maisons, pourquoi ne pas en faire autant avec l’extérieur?

 

C’est un investissement, il va de soi et il faut parfois budgéter pour l’œuvre qui a conquis notre coeur!  Mais bien choisie, cette œuvre peut prendre de la valeur avec les années. Qui plus est, privilégier un artiste local, c’est promouvoir le développement de l’économie local et des petits entrepreneurs.

 

En outre, disons les choses telles qu’elles sont : certaines œuvres d’art sont très abordables! Comme toutes choses, il faut évaluer son budget et magasiner! De toutes les façons, quelle agréable besogne que celle d’aller rencontrer les artistes locaux de votre région; ils sont les gardiens du temps et des mœurs car leur œuvres nous survivront et leur vision des choses parle de nos pratiques sociales, nos habitudes de vie, nos coutumes, nos traditions etc.

 

Vous trouverez dans le Groupe RAVIR (www.ravir.ca) , une liste non exhaustive d’artistes locaux dont vous pouvez avoir un aperçu du style et des oeuvres produites.

 

Dans le groupe Facebook « Vitrine : Arts visuels de l’Estrie » (https://www.facebook.com/groups/149765858416362/) vous pourrez également faire de belles découvertes!

 

Pour ma part, j’ai un coup de cœur pour ces quatre artistes :

 

Patrick Bergeron, Artisan3echroniquePelo-7 murailleur, architecte paysagiste et artiste! Un gars « ben groundé » qui s’inspire de la nature et travaille essentiellement et amoureusement la pierre qu’il marie avec des métaux et de la lumière. Ses œuvres inspirent la solidité et le mouvement. À voir.

(http://www.pierressechesdescantons.ca/amenagement-paysager-estrie/index.php)

 

Amélie Pomerleau, Artiste multidisciplinaire

https://www.facebook.com/amelie.pomerleau.5?fref=ts

Née en Alberta, grandie en Ontario et adoptée par l’Estrie, Amélie est une artiste de talent qui touche tant à la sculpture, la taille de pierre, le dessin, la gravure au jet de sable, la poterie et le modelage! Marquées d’un deuil de maman, les œuvres d’Amélie sont dotées d’une tendre profondeur et une maturité qui m’émeut. À découvrir si ce n’est déjà fait!

 

 

Luc Pelletier, Artiste en Arts Visuels

Luc est un artiste sportif, philosophe et citoyen engagé… Autodidacte, ses œuvres portent des messages, des critiques tout autant que de la poésie. Je l’ai vu à l’œuvre quand il s’est attaqué aux 10 sculptures qui ornent les Jardins d’Herbes Orford : la scie à chaîne avalant la fibre de bois au rythme de son inspiration comme un mouvement de yoga! Magnifique!

www.lucpelltier.ca

Francine Noël, Artiste imagière

Autodidacte (elle aussi) en Arts visuels, Francine Noël, a étudié la musique (oui!) et expose ses œuvres depuis 1990 comme peintre et en 3D depuis l’an 2000. Découragée par l’obsolescence programmée, elle est l’auteur de toute une série d’œuvres construites à partir d’objets récupérés pour protester contre la mode du prêt-à-jeter et résister à la désuétude des choses! Je suis charmée!

http://www.francinenoel.com/site_officiel/accueil.html

 

SUGGESTION 2

Ramener des oeuvres d’art ou des objets « spéciaux » de vos voyages et les disposer au jardin…

 

Quoi de mieux pour prolonger le sentiment d’être en vacances!! Petit conseil : vérifier quand même que les matériaux qui composent cet objet, ce souvenir ou cette oeuvre d’art vont survivre aux changements de température du Québec! En effet, même certains types de pierres et de béton ne sont pas conçus pour les grands froids de nos régions nordiques. La porosité qui laisse pénétrer l’eau peut occasionner des fendillements et même des éclatements du matériau.

Aussi, renseignez-vous sur la provenance des items : ces objets ont-il été conçu par des artisans et artistes rémunérés adéquatement et dans des conditions éthiques?

 

SUGGESTION 3

Une oeuvre d’art végétale ?

 

  • Mobilier en branches : quelle agréable façon de réutiliser des branches élaguées! Laissez-vous porter par vos inspirations et par les formes sinueuses de certaines branches! Gardez les branches élaguées de vos arbres fruitiers sous la neige: au printemps, plantés en pleine terre ils fleuriront une dernière fois! Vous trouverez de merveilleuses idées sur pinterest et quelques informations utiles dans ces livres :

 

« Making Bentwood trellises Arbors Gates Fences » Jim long.

« Rustic Furniture Basics » de Doug Stowe

 

Kim Vergil (la grande prêtresse du mobilier de branches au Québec!) donne des ateliers vraiment plaisants de création de mobilier en branches  http://www.kimvergil.com

 

  • Jouer avec la forme du potager ou des plate-bandes!

Un magnifique exemple de cela a été créé à l’Académie Jardin de Vie, où Mikael Zayat et Véronik Tanguay ont constitué un labyrinthe (sur le modèle du très célèbre Labyrinthe de Chartres) dont les « murs » sont des vivaces médicinales, comestibles ou condimentaires! Les visiteurs sont toujours intrigués et la curiosité fait rapidement place au plaisir, à l’intériorisation et la contemplation!

Mais les formes que peuvent prendre une plate-bande ne sont limitées que par votre l’immensité de votre imagination! Roue de la médecine, mandala, fromes géographiques ou organiques etc…

 

SUGGESTION 4

Le Jardin vintage! (récupération)

 

La chasse aux trésors peut commencer…! Deux façons de faire sont ici possibles : soit vous partez avec une idée et vous magasinez les matériaux ensuite. Soit vous magasinez les matériaux et l’idée va germer à partir de là!

Les sources possible de matériaux et d’objets divers sont les magasins d’antiquités, les entreprises de récupération (Matériaux récupérés de l’Estrie à St-Denis-de-Brompton), les Écocentres (ils ont parfois une tente à l’extérieur où l’on peut prendre et laisser des objets à notre convenance, comme une ressourcerie), les organismes de bienfaisance (Estrie Aide, Partage St-François), les sites web de vente d’objets seconde main (kijiji et Les Pac).

Quelques idées en vrac :

  • Débutez une collection de pots inusités pour y planter des fleurs, des fines herbes (des bottes de pluie, des théières… )
  • Cachez des objets dans la nature et laissez vos invités jouer à « où est Charlie »
  • Un petit tour à la bibio : «  Un art de vivre : Jardin Vintage » de Sally Coulthard

 

SUGGESTION 5

Construisez un hôtel à insectes!

 

Celui qu’on peut admirer dans les jardins en permaculture d’Herbes Orford est certainement un hôtel 5 étoiles! Mais il en existe de plus petites versions (style B&B!) facilement confectionnés en quelques heures! Un vieux tiroir ou une boite de bois, des bouts de bois, des branches de différents diamètres, des cocotes, de la mousse, une buche de petite dimension, de la broche à poule et de la paille, un marteau, des clous, une perceuse… et un directeur des opérations de 5 à 13 ans si possible… C’est tout ce que ça prend vraiment! Mais au-delà du plaisir que vous aurez à construire cet établissement hôtelier de prestige (!) sachez que vous aurez un impact sur la diversité de votre écosystème; en français, ça veut dire que plus vous avez de variété d’insectes utiles au jardins, plus ils lutteront contre les parasites, attireront les oiseaux, polliniseront votre potager et vos fleurs! Tout ça pendant que vous vous prélassez dans ma suggestion no10…

SUGGESTION 6

Jouez avec l’eau!

 

Collectez l’eau de pluie dans un baril et connectez-le à un boyau d’arrosage jusqu’au carré de sable! Mes enfants s’amusent pendant des heures à créer des ruisseaux et des barrages autour des châteaux, entre les tracteurs Tonka! Ajoutez des grosses pierres, des briques, des bouts de tuyau en PVC, des seaux de différentes tailles. L’imaginaire des tout-petits est décuplée quand on y ajoute un peu d’eau fraiche! Qui dit plaisir d’enfants, dit parents contents!

SUGGESTION 7

Jouez avec la lumière!

 

Des miroirs encadrés et des vitraux suspendus dans les arbres ajoutent toute une gamme de couleurs en mouvement dans votre jardin, et ce, été comme hiver! Je vous conseille d’en mettre plusieurs (au minimum 5) pour atteindre l’effet recherché!

Le soir venu, des lanternes suspendues ou des chandelles placées dans des sacs de papier ou des petites pots masson égayent les soupers entre amis! Vous pouvez les placer le long d’un sentier ou au centre de la table à manger!

 

SUGGESTION 8

Le Land Art (Éphémérysage);

 

C’est de l’art éphémère dans la nature! Pas besoin d’outils; nos mains suffiront! Pas besoin d’acheter des matériaux ; la nature nous les fournira! Pas besoin de savoir dessiner, sculpter, peindre, jouer de la musique ou bricoler! Il faut simplement dialoguer avec la nature! C’est une forme d’art qui amène à se connecter à notre environnement et à se concentrer sur le moment présent. C’est complètement intuitif et naturel pour les enfants, mais les adultes y gagnent beaucoup parce que ça libère leur potentiel artistique!

Il existe une panoplie de livres fantastiques sur le Land Art et vous trouverez des œuvres immensément intéressantes et incroyables sur internet mais mon conseil no 1 est : n’allez pas les voir!! Prendre conscience des œuvres des autres et professionnels résulte plus souvent qu’autrement à tuer l’inspiration! Le Land Art est plus une affaire de processus que de résultat!

 

Prenez un atelier de Land Art ou encore laissez-vous guider par ce que vous trouvez sur votre terrain!

 

SUGGESTION 9

Un jardin de fées !

 

Le Jardin de fée est un clin d’œil aux écosystèmes, une ode à l’enfance et à la miniaturisation mais c’est aussi le jardin le plus facile à entretenir! Mon jardin des fées est inspiré du modèle des « tables des saisons » de la philosophie Steiner Waldorf… C’est une activité qui souligne les saisons et les rythmes, mais aussi le respect de la nature et des successions! Concrètement, il faut un grand pot à fleur, une jardinière ou une auge. Il faut que ce contenant puisse rester dehors, été comme hiver. Assurez-vous qu’il y ait des trous d’écoulement au fond et remplissez de terre. La terre qu’on trouve… à terre… Sur cette terre, on aménage une scène avec les objets trouvés sur le lieu: une colline, une petite maison, une grotte, un chemin, un bassin d’eau… On peut y inclure des personnages et des animaux qu’on aura créés avec les matériaux trouvés sur place. On peut ajouter des galets, des branches… Et sur ce qui reste de terre on met… rien… rien du tout! Le temps va faire son oeuvre! La première année on va découvrir des espèces colonisatrices et adventices; ces fameuses mauvaises herbes! Mais dans notre jardin de fées, ces mauvaises herbes sont tout sauf mauvaises, elles sont merveilleuses et leur couleurs sont bienvenue! Avec les années, les mousses vont s’implanter, puis des plantes indigènes. Jamais on ne les arrache mais on peut jouer avec les éléments inertes du décor. Aux équinoxes et aux solstices, on peut changer des éléments du décor : ajouter des personnages, rénover la maison, construire un tipi! Et le jardin de fée va évoluer au rythme des saisons… comme les enfants!

SUGGESTION 10

Un lounge improvisé! Ou lala…

 

Un tapis, des coussins à profusion, un parasol, un bon livre, un verre de sangria (par personne, il va de soi). C’est ma définition du bonheur simple et à petit prix!

 

J’ai le goût de vous dire : n’ayez pas peur d’essayer différentes choses dans votre aménagement! Prenez des photos! Si ça n’a pas l’effet escompté, essayez de déplacer l’oeuvre dans un autre endroit de votre terrain: à l’ombre, entouré de végétaux, contre un mur aveugle, suspendu, etc!

Je veux voir vos créations! Je veux vous entendre dire que vous avez connecté avec votre environnement, que vous avez eu du plaisir! Avez-vous collectionné des rires aujourd’hui? Montrez-moi vos œuvres! Soyez l’inspiration pour d’autres! Je vous donne rendez-vous sur ma page Facebook : https://www.facebook.com/1C1stephanie/

sd@stephaniedesmeules.com

 

 

 

 

 

Des radeaux, des racines et des cîmes

Aujourd’hui j’ai le gout de vous faire pénétrer le monde des arbres… au delà d’un être vivant recouvert d’écorce! J’ai découvert Francis Hallé à la radio et son discours m’a fasciné! Je me suis ruée à la bibliothèque et ai emprunté tous ses ouvrages! Les j’ai dévorés l’un après l’autre et j’aj pensé vous en offrir parmi mes plus belles découvertes!

Ce qu’est un arbre…

 

Tout le monde sait ce qu’est un arbre n’est-ce pas?

Bizarrement, même Francis Hallé, ce scientifique de renommée internationale, botaniste, biologiste, dendrologue, découvreur de l’ « Architecture botanique » et explorateur de la canopée tropicale sur son Radeau des cîmes, peine à trouver une définition qui convienne parfaitement!… Bien qu’il leur ait consacré toute sa vie et contribué à renouveler notre regard sur leurs modes de fonctionnement, il avoue que plus nous en apprenons sur les arbres, plus nous réalisons l’ampleur de notre ignorance vis-à-vis eux!…

On pensait Une définition de l’arbre jonglerait avec la taille; certains sont de très grands (jusqu’à mètres), d’autres n’ont que des racines et des feuilles qui sortent de la terre, pas de tronc! Il faudrait aussi statuer sur les caractéristiques physiques ; sur les 70 000 espèces d’arbres connus présentement, certains ont des racines qui creusent jusqu’à mètres sous terre, d’autres des racines aériennes ou très superficielles, certains font des rejets, d’autres pas, des arbres ont le bois « mou », les autres sont qualifiés de bois « dur » ou « noble », on peut en manger mais certains sont à la fois thérapeutiques et toxiques !

 

Et que dire de ceux qui sont potentiellement immortels ?

De quoi est constitué un arbre ? Les centaines de mètres cube de bois (qui peuvent aller jusqu’à des milliers de tonnes) sont en fait constitué de 40% de molécules à base de carbone (l’un de nos plus grands polluants atmosphériques) le reste est de l’eau et une minime quantité de minéraux… Autant dire, une véritable usine d’épuration!

Ce dont ils ont besoin

Très peu de chose en réalité : un substrat minéral et organique (de la terre), du gaz carbonique (le C dans le CO2), de la lumière et de l’eau… Ces grands êtres sympathiques sont d’une simplicité et d’une humilité fascinante!

 

Les arbres généreux

Et là, le contraste est extraordinaire; l’arbre pourrait évidemment se passer de l’homme mais l’homme a un besoin viscéral des arbres! Outre, les fonctions évidentes de fournir des aliments, des médicaments, des matières premières industrielles, voici une liste non-exhaustive de ce que les arbres apportent à notre quotidien :

  • L’arbre est un organisme tellement généreux qu’il offre son ombre à ceux qui viennent l’abattre » – Lord Bouddha. Leur ombre procure en effet l’ambiance estivale, rafraichie les villes bétonnées, les maisons, les piétons et les automobiles. Entourée d’arbres, une maison économise entre 20 et 25% d’énergie! Mais aussi elle participe positivement aux enjeux de santé publique.
  • À l’issue de laborieux calculs statistiques, on sait maintenant que les arbres diminuent la violence, les agressions, attirent dehors les habitants qui forment alors une surveillance, diminuent les graffitis, diminuent le taux d’enfants laissés à eux-mêmes, améliorent les relations familiales et de couple, diminue la fatigue mentale, augmente la capacité de concentration, améliore la discipline des enfants, assurent un meilleure récupération des patients hospitalisés, et ces patients demandent moins d’analgésiques, subissent moins de complications et rentrent chez eux plus tôt…
  • Le jeu d’évaporation-transpiration dont l’arbre est responsable permet d’augmenter l’humidité de l’air et de diminuer la température. Il envoie des quantités fabuleuses de vapeur d’eau ainsi que des composé volatiles organiques (les fameux COV) qui ont une fonction très particulières : elles permettent aux molécules d’eau de s’agglomérer pour constituer des gouttelettes qui tomberont sous forme de pluie! Ainsi, les forêts « contrôlent » l’apparition des pluies! Quelques hectares de forêt suffisent pour qu’il pleuve!
  • Ils produisent des ions négatifs (notamment le pin) ce qui a des effets positifs sur notre santé et notre humeur et engendre même un sentiment d’euphorie!
  • Ils purifient l’air en absorbant le CO2, ce gaz qui pollue notre atmosphère, dont il garde le C (gaz carbonique) et nous restitue l’O2 (l’oxygène).
  • Ils purifient aussi d’autres polluants typiques de l’atmosphère urbaine : particules de métaux lourds, plomb, cadmium, manganèse, suies, polluants gazeux, oxydes d’azote, NO et NO2, oxyde de souffre, monoxyde de carbone, CO, et ozone O3. Stockés dans les feuilles et les bois, on comprend toute l’importance des grands et vieux arbres!
  • Ils servent de brise-vent
  • Ils retiennent les sols contre l’érosion,
  • Ils atténuent les bruits de la ville,
  • Ils assèchent les sous-sols et les caves
  • Ils émettent des essences aromatiques qui éloignent les insectes, détruisent les moisissures et sont bactéricides. Notamment, le sapin baumier du Canada!

Les arbres communiquent

Bien qu’ils nous semblent discrets, les arbres communiquent entre eux (par voie aérienne et souterraine) et avec les animaux !
D’une part, grâce aux champignons mychorhiziens, les arbres (de même espèce ou d’espèces différentes) font transiter l’eau et les sels minéraux vers les racines, formant ainsi un vaste réseau au sein de la forêt. Si l’un des arbres du réseau manque d’eau ou soufre d’une carence minérale ou d’une attaque pathogène, les autres lui font parvenir ce dont il a besoin via le champignon qui parcours parfois plusieurs kilomètres!
Un exemple de cette capacité de communication aérienne a été mis à jour en 1990 en Afrique du Sud alors que des chercheurs ont réalisé que des acacias (petits arbres en Afrique), servant de nourriture aux antilopes, génèrent une modification biochimique qui rend les feuilles impropres à la consommation dès que les feuilles sont grignotées. Un signal aérien est alors envoyé aux autres acacias pour qu’ils commencent à générer cette transformation avant que les antilopes se rendent à eux! Comme le message se rend par les airs, les antilopes ont pris l’habitude de se déplacer en remontant le vent, vers les acacias qui n’ont pas encore reçu le message!

 

L’influence de la lune ou la revanche de la biodynamie!

Les vieux fermiers et ceux qui utilisent le calendrier de biodynamie, comptent les phases de la lune pour tous les travaux du jardinage : semer, transplanter, bouturer, etc… C’est avec une certaine condescendance que plusieurs scientifiques qualifiaient cette pratique de subjective…
Or, il apparait que le diamètre des troncs et la hauteur totale des arbres varient avec la marée. Qui plus est, si la lune et le soleil tirent dans le même sens, il en résulte une fertilisation et une pollinisation accrue. En Suisse, traditionnellement, les maisons de bois construites avec du « bois de lune » dureront 3 siècles alors que les maisons construites en bois coupé à n’importe quelle autre période dureront 50 ans! Les Suisses sont même capables de construire des cheminés en bois, devenues incombustibles en étant recueillis à la bonne période! Même les luthiers de haute réputation n’achètent que du « bois de lune »…

Vivants mais immortels?

Est-ce possible?
Les arbres ne sont pas seulement les plus grands spécimens vivants sur terre (les redwood de Californie ont 120m), ils sont aussi les plus vieux (Le « Parthénon » en Californie a 3000 ans, les Pinus longaeva en Californie ont 5000 ans, le Houx royale de Tasmanie a 43 000 ans!).

Il semblerait que certains arbres n’ont pas de programme de sénescence, c’est à dire que placés dans des conditions idéales, sans attaque, sans danger : ils ne mourront pas. Nous les humains avons un programme de sénescence qui s’explique avec nos 26 000 gènes (particules héréditaires) qui sont responsables de la couleur de nos caractères physiques. À la naissance, tous ces gènes sont actifs mais au fur et à mesure des années, les gènes s’éteignent, jusqu’à notre dernier souffle! C’est ce qu’on appelle la sénescence, ou la vieillesse. Certains arbres échappent à ce phénomène; leur croissance est stoppée en hiver, mais, à chaque printemps les gènes sont réactivés! De plus, à partir d’un arbre mort depuis longtemps, des clones prennent vie, leur donnant une durée de vie illimitée!
Le houx royal de Tasmanie, avec ses 43 000 ans, a germé au moment où l’homme de Néandertal cohabitait avec l’homme moderne! Son tronc est en fait constitué de plusieurs centaines de troncs étalés sur 1200 mètres!
Peut-on alors affirmer que l’arbre n’est pas « unique » mais « pluriel »? Les deux à la fois car contrairement à l’homme qui possède une seul génome stable, on trouve chez l’arbre une différence génétique selon les branches! L’arbre est donc à la fois un être et une colonie!

 

Les excréments des arbres

On serait tenté de penser que les déchets des arbres sont les feuilles mortes ou l’oxygène, mais en fait, il semblerait que le déchet majeur lui sert aussi de colonne vertébrale en quelque sorte! Il s’agit de la lignine, le tronc, la partie morte du bois qui se trouve à l’intérieur du cylindre formé par l’écorce, vivante et qui contient les vaisseaux de sève. Cette lignine leur permet d’affronter la pesanteur et les tenir à la verticale!

Anecdotes d’arbres

Nelson Mandela a répété qu’il devait sa survie et sa santé aux plantes alors qu’il était incarcéré à Robben Island pendant 27 ans. L’histoire raconte que ses gardiens de prison lui fournissaient des moitiés de bidon sciés remplis de bonne terre. Il y cultivait des légumes et des arbres fruitiers pour les co-détenus, et puis pour toute la prison et enfin pour la population de Robben Island! Dans son autobiographie il a écrit :

« je suis en prison mais mes plantes sont libres. »

Que craignent les arbres?
Nous… et rien d’autre… on ne leur connait aucun autre prédateur!

Aimer les arbres, c’est s’aimer soi-même

Pour le philosophe Robert Dumas, l’arbre est le « tuteur de l’humanité ». Quelle belle façon de côtoyer les arbres et de leur rendre hommage! Que faire pour leur montrer toute notre gratitude? Acquiescer aux « dix commandements pour les arbres » de Francis Hallé :

  • CIVISME et NON-VIOLENCE. S’interdire de les maltraiter, de les détruire ou de les soumettre à l’élagage sévère des branches ou des racines qui les marquent à vie et permettent une prolifération des bactéries qui peuvent amener des maladies et éventuellement la mort. Un arbre non-taillé est sans danger… (La taille est donc à proscrire, sauf pour la taille de formation et le bois mort qui pose un problème de sécurité)
  • PROTECTION. Considérer que leur compagnie devrait être un droit humain fondamental. Les protéger c’est aussi se protéger nous-même.
  • COMPÉTENCE et PRÉVOYANCE. Planter les bonnes espèces, aux bons endroits, dans les conditions favorables à leur expansion et leur santé optimale.
  • ANTICIPER. Planifier les villes, les quartiers, les terrains : les arbres en premiers, les bâtiments ensuite!
  • MODESTIE. Inutile de planter des gros calibres pour « gagner du temps »… C’est en fait une perte de temps et d’argent. Les gros arbres subissent un choc de transplantation plus intense et ont moins de chance de survivre. Prenons le temps de les voir grandir en beauté plutôt que d’essayer de gagner du temps…
  • HONNÊTETÉ. 10 jeunes arbres ne remplaceront jamais un grand vieil arbre abattu…
  • GRATITUDE et RESPECT. Les aimer, les adopter, même s’ils ne nous appartiendront jamais véritablement! Les considérer comme des être vivants, des partenaires, des alliés, des protecteurs et des amis.

 

D’après les ouvrages de Francis Hallé :« La vie des arbres », « Du bon usage des arbres », « Plaidoyer pour l’arbre » et « Le radeau des cimes : exploration des canopées forestières » (avec D. Cleyet-Marrel et G. Ebersolt).