Catégorie : Potager

Les potagers scolaires! Potager + fun = jardin thérapeutique

1)    Comment tout ça a commencé…

Il allait de soi que la maman de 4 magnifiques garçons de 2 à 13 ans que je suis voulait participer à la vie scolaire de ses enfants… Oui comme tout le monde, je fais des gâteaux pour la grande vente, j’accompagne mes enfants dans les sorties scolaires, je les félicite pour leurs cubes d’énergie et j’achète des post-it pour leur financement!… Mais ma partie favorite, vous l’aurez deviné, c’est d’être une fière bénévole dans les potagers scolaires de l’école primaire et secondaire de mes enfants!

 

Outre l’arrachage de mauvaises herbes et l’aide aux ateliers de semis, je me suis demandée comment je pourrais venir en aide aux responsables et aux élèves des écoles qui font un potager éducatif… Et tant qu’à faire, pourquoi ne pas en faire profiter un maximum d’écoles?

 

J’ai donc pensé que ma chronique à la TV COGECO de l’Estrie (avec l’aide de Pélo) pouvait devenir le premier pas d’une longue chaîne d’entraide au Québec! Et puis, mon site web fera le relais!

 

Du même coup, j’espère que cette chronique et mon blog permettront à tous les gens qui se cherchent un projet de bénévolat, qui ont une passion pour l’horticulture, et qui aiment les enfants, de trouver l’école la plus proche pour offrir leur aide! (voir le tableau en fin d’article).

 

On rassemble les communautés, on mobilise les professionnels on fait avancer les choses! On connecte les gens à la nature… oui, c’est ma mission de vie, ma légende personnelle!

 

2)   J’ai collecté des informations…

Dans un premier temps, j’ai donc fait un « appel à tous » dans différents groupes Facebook auxquels je participe… La réponse a été surprenante, engageante et beaucoup plus nombreuse que je ne l’avais espérée!

 

Sans prétendre à un portrait global fidèle et exhaustif des potagers scolaires au Québec (après tout, je n’avais que quelques semaines devant moi!), je voulais

  1. partager quelques belles réussites,
  2. cerner les besoins,
  3. permettre aux citoyens de repérer le potager scolaire le plus près de chez eux,
  4. inspirer d’autres écoles à entreprendre un jardin scolaire
  5. encourager les initiatives écologiques, comestibles, éducatives!

 

Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin!! (Merci Sandrine Siozi!)

 

Êtes-vous aussi curieux que moi d’en savoir plus? Allons visiter ces paradis terrestres où fourmillent une panoplie d’activités de toutes sortes!

3)    D’a yousque?

D’abord les réponses viennent d’un peu partout au Québec : 10 écoles de l’Estrie, 11 de la Montérégie, 9 de Montréal, 3 des Laurentides, 2 de Laval, 3 de la Mauricie, une de l’Outaouais, une la Capitale Nationale, une du Bas Saint-Laurent et une de Chaudière Appalaches. Je suis certaine qu’il en existe beaucoup d’autres! Peut-être se joindront-ils à nous en cours de route! Ce sont majoritairement des écoles primaires qui ont répondu à l’appel mais il y a quelques écoles secondaires, des CPE et des écoles aux adultes aussi!

 

4)    De que ssé?

 

Les projets qu’ils ont mis sur pieds sont tous différents et originaux, tous fantastiques! : permaculture, bacs, serres, potagers réguliers, arboretum, jardinage d’automne, vergers, fleurs sauvages, ateliers en agriculture urbaine, partage des potagers avec la communauté et jardin urbain!

 

Certains prévoient même un poulailler et un toit vert! Formidable n’est-ce pas quand on connait les besoins monétaires dont sont affligés nos écoles!! C’est le système D qui prime!

 

5)    Les amis de mes amis sont mes amis…

 

Pour parvenir à leurs fins, ils se sont trouvé des partenaires que voici: Croquarium, Incroyables comestibles, Maisons de personnes âgées, Cuisines colectives, paniers marîchers, groupes D’ahcats et marchés solidaires et mouvement VERT (Vallée du Richelieu en Transition), LAMRAC, la Ministre Julie Boulet, le Ministre Charbonneau, les Caisses Desjardins, la Pépinière du Parc, Limoilou en forme, Craque-Bitume, l’accomodation bio, IGA Jobidon, caisse populaire de Limoilou et Madame jardine, Ville de Montréal (arrondissement MHM), La ferme verte, Glen Sutton, Yves Gagnon, Les jardins du grand potage, Saint-Didace, Canac, Cowansville, plusieurs donateurs anonymes, les écoles, la résidence de personnes âgées, la MRC, Jeunes en Mouvement, les minicipalités, Fondation Sybilla Hesse, Écol-o-village, Nouveaux Horizons pour les Aînés, Caisses Desjardins du Lac Memphrémagog, Carrefour Santé Globale Magog, École Montessori Magog, Animalerie et centre de jardin Quinn, Les incroyables comestibles de St-Adelphe et le Camp de jour de St-Adelphe, le conseiller municipal, la pépinière locale, les citoyens, l’organisme Pour un réseau actif dans nos quartiers, des semenciers locaux, Mycoflor en enfin Ferme Fellgarth…

 

Heu… tout ce monde a répondu à l’appel?… J’ai juste un mot à ajouter : w.o.w.

6)    Ils ont des objectifs

 

Et de belles ambitions !

  • faire goûter de nouvelles choses aux élèves,
  • les faire travailler en équipe ,
  • rejoindre les enfants qui ont plus de difficultés à l’école,
  • développer le goût de jardiner et être plus écologique,
  • mettre en relation les enfants de l’école primaire avec les aines du village( résidence de personnes âgées et citoyens ainés),
  • les informer sur le respect de la nature, l’agriculture biologique, la saine alimentation,
  • leur permettre d’avoir accès à un lieu stimulant physiquement et socialement durant l’été,
  • des apprentissages, de l’expérience pratique, de la terre à l’assiette pour tous les enfants de l’école ,
  • bâtir une coopérative qui fournira la cafétéria de l’école, un marché estival, les épiceries locales,
  • fournir un milieu d’apprentissage en entreprenariat pour les élèves plus âgés, incluant non seulement la culture, mais aussi la gestion, la vente, les finances,
  • cultiver des annuelles et des vivaces comestibles avec les jeunes et les citoyens du quartier,
  • planter davantage d’arbres autour et dans la cours de l’école,
  • intégrer des prés fleuris pour les pollinisateurs,
  • cultiver des légumes, des herbes aromatiques, des fleurs comestibles, des plantes médicinales pour offrir un espace éducatif empli de découverte et d’émerveillement,
  • permettre à l’enfant d’acquérir des notions de jardinage, de botanique et d’herboristerie,
  • offrir à l’enfant un environnement multi-sensoriel,
  • cultiver le partage, l’entraide, la patience, la vaillance, la révérence…
  • et rendre accessible les jardins à la communauté

 

7)    Des résultats et des défis… (la poule ou l’œuf?)

 

Certains témoignent d’objectifs atteints malgré les obstacles!

« Les objectifs à court terme sont atteints, les élèves goûtent et aiment de plus en plus de choses, le potager évolue à chaque année et les enfants en sont très fiers. Au début nous avions des problèmes de vandalisme mais nous avons impliqué les élèves responsables de façon différente. Certains garçons plus vieux ne s’intéressaient pas aux tâches comme les semis et le repiquage et faisaient du vandalisme en arrachant les plants, nous avons remédié à la situation en les faisant participer aux travaux plus physiques ce qui les à valorisé et depuis nous n’avons plus de problème. »

« Notre approche est le tâtonnement expérimental; essai et erreur! Nous profitons de chaque moment présent au jardin dans la joie, donc oui nous atteignons nos buts et découvrons le jardinage d’automne. Nous avons cueilli certaines variétés jusqu’en décembre 2016! Jardiner c’est la base de la vie! »

 

« Les objectifs sont atteints. Les élèves participent depuis trois ans à l’amélioration du projet. Ils en connaissent davantage sur le jardinage et sur les légumes. Ils participent désormais à toutes les étapes de mise en terre des semis et des graines. Par contre, nous avons plus de difficulté à rejoindre certaines familles lors des visites libres l’été. Nous travaillons à faire un projet rassembleur pour tous. La fête de la récolte rassemble de plus en plus de gens de la communauté et des alentours. »

 

« À court terme les objectifs ont été atteint. Les élèves ont participé au départ de semis dans les salles de classe, ils les ont transférés dans les potagers dans la cour. Il font la cueillette des fruits et légumes à l’automne et préparent les ingrédients à la cafétéria. Nous en sommes à notre troisième saison cette année.

À long terme, pour les jardins en terre, l’échéancier a dû être modifié à cause d’un manque de financement. Les jardins ont été préparés et entretenus bénévolement la première année. L’an dernier nous avons obtenu une subvention d’emploi Canada pour étudiant et nous avons établi un partenariat avec nos voisins à LAMRAC pour la culture d’une partie des jardins. Il en sera de même cette année si nous recevons encore le financement demandé. »

 

« Une partie est atteinte, comme de faire participer les enfants, le personnel de l’école ainsi que les citoyens. On aimerait toutefois plus de participation ou un comité qui prendrait en charge le projet pour sa pérennité. Aussi, deux pommiers ont été plantés. On en voudrait plus! Un jardin aromatique est aussi dans la cour (les bacs sont en façade de l’école), mais il a besoin de soins. »

 

« Plusieurs objectifs sont atteints avec succès. Nous avons une belle maturité et sommes en plein développement pour compléter nos objectifs. Nous aimerions ajouter une classe verte extérieure près du jardin. »

 

« Oui résultat complet. Des familles viennent chercher des légumes l’été. Des élèves bénévoles passent aussi du temps l’été. Nous transformons en sauce les tomates à l’automne et les élèves repartent avec les pots à la maison. »

 

8)    Ils ont planté l’arbre aux cent écus!!

Parce qu’on sait tous que nos école ne sont pas riches (monétairement parlant), les gestionnaires ont parfois dû aller chercher les sous pour parvenir à leurs buts. Voici comment ils ont trouvé du financement  et de l’argent:

  • Auprès des organismes communautaires de Limoilou, de la caisse et une subvention de La banque TD pour un projet d’amélioration de la cours qui a débuté l’été passé,
  • Demande de budget a l’arrondissement, solliciter des marchand qui deviennent « partenaires » en échange de visibilité,
  • en vendant des semis qui sont produits dans chaque classes dès le mois de mars,
  • l’école nous prête le terrain et a payé pour le compost, le reste est assumé par les élèves (Ils sont adultes),
  • Aucune subvention puisque les jardins école sont sur un terrain privé. Les budgets proviennent de généreux donateurs de la communauté.
  • Pour le moment, l’école a acheté la terre. Les élèves et les enseignantes ont recyclé des contenants pour faire les semis et une enseignante a gracieusement offert des semences.
  • Seulement des dons. Le bois provient du Rona (un papa de l’école), la paille du conseiller municipal (fermier), la terre de la pépinière locale, des semences de la Société des plantes et de la Ferme Tournesol, etc.
  • C’est un projet qui a été soutenu longtemps par la bonne volonté du bénévolat. Depuis quelques années, la corporation de l’école a dégagé un budget pour le jardin.

Vous avez le goût d’aider!? Yé! Un don en argent est toujours possible! Renseignez-vous auprès de la personne responsable (voir le tableau en fin d’article).

9)    Mais ils ont aussi d’autres besoins concrets pour la suite des choses!

Et ils ont besoin de votre aide pour continuer, agrandir, prospérer!! Voici les demandes :

  • Différents partenariats,
  • Des dons en arbustes, arbres, vivaces, terre, compost, semis,
  • Des gens qui pourraient donner des ateliers aux élèves, aux familles, à la communauté,
  • Créer des liens entre les différents jardins à travers le Québec (quelle merveilleuse idée!!)
  • Un système goute à goute, système de chauffage pour la serre, outils pour le jardin (pelle, fourche, binette, grelinette), prêt ou location d’un motoculteur, clôtures, palettes,
  • Une serre, des fluorescents, contenants, bacs, arrosoirs,
  • Création et gestion d’un site web,
  • Boyaux, pistolet, boîte au lettre (pour mettre des recettes!),
  • Compost forestier, fumier, BRF, paillis pour l’allée, bancs, pas chinois, baril de biodynamie, tonnelle, plantes annuelles pour l’année,
  • Des bras au printemps pour planter et aussi à l’automne!

 

Je ne sais pas pour vous, mais moi, ça me donne des ailes de voir ces belles initiatives prendre forme concrètement!

10)Ils vous dévoilent leurs meilleurs conseils!

Parce qu’on apprend des erreurs et des succès des autres et que ça nous fait gagner un temps fou, voici les conseils des pros :

 

« Demander aux enfants ce qu’ils aimeraient faire dans leur jardin et les adultes pourrons les aider à le réaliser! »

 

« S’assurer de l’intérêt et de la disponibilité des bénévoles. Il ne faut pas oublier que le gros du travail se fait durant l’été lorsque nous sommes en congé. »

 

« Nous conseillons la simplicité, faire appel aux gens de la communauté, faire des expériences, faire confiance aux enfants… ils sont surprenants! »

 

« Entourez vous de gens passionnés qui croient en votre projet !»

 

« Foncez, il n’y a rien à craindre. Nul besoin de commencer gros. Contenants recyclés, terre, semences + eau, soleil (bord de fenêtre) et amour = la vie qui prend forme sous le regard des enfants dans la classe. L’émerveillement est génial. Le transfert au potager (si possible) qui permettra la cueillette et la dégustation est aussi génial car les enfants prennent doucement conscience de la provenance du contenu de leurs assiettes! Primordial d’après moi.. 🙂 »

 

« Croire en l’intérêt des enfants pour un tel projet! »

 

« Commencer petit (pour mieux agrandir ensuite), avoir un bon noyau de bénévoles et un ou plusieurs organismes qui prête main forte. »

 

« Oser rêver, s’assurer de la collaboration des professeurs et de la communauté, créer un comité pour la gestion et l’aménagement, partenariat avec organismes pour l’entretien estival. Commencer petit, soyez original ! »

 

11) Match making time! (C’est le temps de former des couples!)

Potagers-scolaires2017

 

12)Équation simple : Potager + fun = jardin thérapeutique

Et le meilleur dans tout ça, c’est que l’aspect pédagogique et les apprentissages accomplis sont des dommages collatéraux, des effets secondaires obligés… Essayer pour voir d’empêcher un enfant qui du fun d’apprendre en même tem

Et vous l’avez lu comme moi dans cet article; toute la sagesse, les bons mots, les réussites ont été partagés par des gestionnaires, des gens d’une grande générosité assurément car ils se donnent cœurs et âmes pour nos enfants! Merci à vous tous d’avoir répondu à mon questionnaire, merci d’avoir communiqué avec moi, merci de prendre soin de notre terre et de nos enfants de la façon la plus naturelle qui soit!

 

Gratitude…

 

« Potager », ça rime avec « Rayonner »: Partie 2 : Les théories qui éclairent!

 

Cet article fait suite à la chronique paysages de l’émission « On jase avec Pélo » (TV cogeco Estrie) du 21, 22 et 23 avril 2017.

 

  1. Planches de culture, potager en carré
  2. Permaculture, Forêt nourricière et Jardin autofertile
  3. Hugelkulture
  4. Plate-bandes comestibles

 

De nos jours, le concept et la grandeur du potager que l’on veut construire dépendent bien plus de l’esthétique (oui, oui, arrêtons de prétendre le contraire : le beau nous attire!) et de la volonté de passer un moment ressourçant, de manger des légumes frais et d’inculquer ces valeurs à nos enfants!

 

Je vous conseille de prendre un moment et d’évaluer vos besoins en ces termes :

  • Quantité que l’on veut récolter (par semaine par exemple)
  • Les variétés de fruits et légumes que l’on désire essayer
  • Le temps qu’on est prêt à investir dans cette activité
  • L’aide réaliste que l’on pourrait obtenir des gens autour de nous, tout au long de la belle saison (enfants, amis, voisins, parents)
  • Ce qui est permis dans ma ville (Ben oui, à Sherbrooke, on a toujours pas le droit de planter un légume en façade…). Appelez le service d’urbanisme de votre municipalité…

 

 

  1. Planches de culture, potager en carrés ou le « square foot garden » des années 80 (de Mel Bartholomew )

Plusieurs jardiniers contemporains en ont fait leur procédé de choix, dont Loïc le Jardinier et Marilou de 3 fois par jour. C’est l’extension naturelle du potager typique de nos grands-parents!

 

Plusieurs avantages font de cette méthode qu’elle gagne en popularité. Elle peut être fort jolie, nécessite peu d’espace et les bacs peuvent être déposés directement sur presque n’importe quelle surface plane.

 

De plus, les bacs surélevés permettent d’importer un sol de meilleure qualité que celui auquel on a accès sur place (le cas échéant). En outre, pour une question d’ergonomie, on peut facilement créer des bacs plus hauts qui évitent d’avoir à se pencher autant! (On aime cet aspect « thérapeutique »!)

De plus, comme le bac est au dessus du niveau du sol, les mauvaises herbes ont une barrière de plus à franchir : cela peut se traduire en une diminution du temps de désherbage, si l’on est un tant soit peu assidu à cette tâche.

Notons au passage l’esthétique très simple, fonctionnel, un peu scandinave qui rappelle les jardins monastiques!

 

Toutefois, C’est une méthode qui demande un budget lié à la construction des bacs en bois et à l’apport de terre propice à la plantation potagère.

Aussi, il y a un certain degré de difficulté si l’ébénisterie nous est complètement inconnue et si l’on n’a pas les outils nécessaires pour la construction des bacs.

 

http://www.troisfoisparjour.com/en/magazine/ete-2016/potager

 

2. Permaculture , Forêt nourricière, Jardin autofertile

 

Bien sûr, ces 3 concepts-frères ont leurs propres particularités mais ils se ressemblent. Tous partent du prédicat qu’une récolte faste ET respectueuse de l’environnement ne peut se faire qu’en imitant les processus naturels de Mère Nature. Donc, la biodiversité et l’importance de tous les acteurs vivants et non-vivants du système ne sont pas négociables dans cette vision holistique!

 

On peut saluer la volonté de ces 3 méthodes de prendre soin du jardinier en diminuant les tâches difficiles et redondantes (désherbage, contrôle des insectes, irrigation) par l’incorporation d’une conception beaucoup plus relaxe et souple d’un potager.

 

Ce sont aussi des théories qui encouragent le partage des surplus (produits, informations, temps), entre voisins, amis et famille!

 

Alors, en concret, de quoi s’agit-il? C’est encore et toujours une question d’écosystème et de biodiversité! Si on adhère à l’idée que nous, les humains, faisons partie de cette belle nature, il va aussi falloir accepter de vivre avec toute cette diversité d’insectes, d’oiseaux et autres bestioles rampantes et volantes non-identifiées! Et il va falloir accepter l’idée de partager un peu de notre belle abondance pour accueillir les bienfaits qu’à leur tour ils nous procurent (ne serait-ce que la pollinisation, mais il y en a d’autres!). Bref, ce que ça veut dire c’est qu’il faudra tolérer que 10 à 20% de vos récoltes soient généreusement “offertes” à la faune et à la flore environnante à chaque année.. Tout est une question de biodiversité… Plus il y aura de biodiversité dans votre potager et moins vous serez « victimes » de méfaits à grande échelle! Régulation naturelle et cycliques obligent… Certaines années donc, vous n’aurez pas de fraises, d’autres années, ce seront les oignons qui seront les victimes etc.

Les avantages consistent donc en un grand respect et une volonté de comprendre les processus naturels qui régissent la vie.

 

L’un des inconvénients (ou peut-être pas, selon vos goûts) de ces méthodes est certainement qu’il faille adhérer à un esthétique particulier : les buttes, le mélange des cultures potagères, l’aspect très « naturel » voir un peu bordélique de la patente! Mais il y a moyen de faire quelque chose de beau avec cette théorie!! À preuve, chez moi, le jardin autofertile est un demi-cercle qui entoure le carré de sable; vignes, mûres, oignons, fines herbes voisinent les Tonka!

 

Un autre inconvénient (ou non, selon votre philosophie de vie!) réside dans les connaissances qu’il faut acquérir pour « suivre » la théorie.

 

Par exemple, la permaculture organise les cultures en « guildes » (fixateurs d’azote, accumulateurs dynamiques de nutriments, attracteurs de prédateurs naturels, grands arbres, petits arbres, arbustes, herbacées, la rhizosphère, les couvre-sol et les grimpants).

 

Le Jardin auto-fertile les classe en termes de « gestion des racines » (racines permanentes, arrachées, mortes, fixatrices d’azote, qui restent en vie l’hiver, et de la famille des liliacées).

 

Les formations se donnent partout… Mais il faut y consacrer un peu de temps! Voici celles que j’ai aimées!

https://www.herbesorford.com/jardin/

http://wenrolland.blogspot.ca

 

3. Hugelkulture

Et le Hugelkulture, pour sa part, se démarque par l’utilisation de branches mortes enfouies dans la butte de plantation qui elle-même fait 6 ‘ d’haut!!! Alors oui, il faut adhérer à cet esthétique disons, hors du commun (et ne pas être gênés par toutes sortes de règlements municipaux contraignants!)!

 

Pour le reste, on peut la combiner avec d’autres théories pour la plantation.

 

On dit de cette façon de cultiver qu’elle élimine le besoin d’irrigation (même en région désertique) et de fertilisation.

 

C’est la seule des méthodes que je n’ai pas personnellement essayée : cet été j’aurai ma toute première Hugelkulture!

 

Loïc le Jardinier combine pour sa part la Hugelkulture avec un potager en bacs… Intéressant! https://mon-potager-en-carre.fr

https://richsoil.com/hugelkultur/

 

4. La plate-bande comestible

Si l’espace et le temps manquent… pourquoi ne pas simplement optimiser les trous entre les vivaces de vos plate-bandes existantes pour y faire pousser quelques beaux légumes et fruits! Et OUI, les plantes légumières sont à mon sens très jolies! Souvent leur floraison passe complètement inaperçue et il faut alors voir la beauté dans la texture, la forme et la couleur du feuillage. Elles constitueront de parfaites concubines à vos vivaces favorites qui elles sont les stars de votre plate-bande!

 

À l’heure où j’écris ces mots, la ville de Sherbrooke refuse toujours d’accepter les plantes légumières à l’avant de la résidence, mais une inspectrice m’a affirmé que les élus évaluent cette possibilité. Prenez quand même note d’un trou béant dans leur règlementation écrite qui permet les « plantes », arbustes et arbres en façade… Or une plante légumière EST un plante! Je vous laisse tirer les conclusions vous-mêmes!

 

Un autre avantage non-négligeable réside dans le fait que combler les trous d’une plate- bande non-mature ou mal planifiée occupe l’espace autrement disponible pour les mauvaises herbes ! À mon avis, la rhubarbe est plus intéressante que le pissenlit… quoique…

 

Enfin, il s’agit certainement de la méthode la plus économique en argent et en temps car elle ne nécessite aucune infrastructure majeure.

 

Il faudra toutefois probablement amender convenablement le sol car les cultures potagères sont friandes de nutriments! Aussi, ajouter du paillis forestier (mon fameux BRF!) permettra de diminuer la fréquence d’arrosage au cours de l’été.

 

 

 

 

Bon avec tout ça, j’ai une nouvelle Hugelkulture à planifier… Et vous, qu’avez-vous essayé, qu’est-ce qui a fonctionné, qu’est-ce qui a été un échec cuisant?

 

Faites-nous part de vos expériences!

Au plaisir de vous lire!